France Inter - 07/01/2012
►►Le 5-7 du week-end
par Laurence Garcia - 2H
Vox Politicus
Invité(s) : Mariette Darrigrand, Sémiologue2012, top départ !
Avant de leur donner nos voix, écoutons d’un peu plus près leur voix.
La Vox Politicus et les mots de ceux qui nous gouvernent.
De l’imparfait du subjonctif au futur pas si simple en passant par le populisme parlé: à chacun son discours d’un roi.
Du pouvoir de la voix à la voix de son maitre, quelles soient graves ou aigües, blanches ou coachées :
Dis-moi comment je te cause et je te dirai comment tu gouverneras.
Voilà pour notre première rencontre de l’année entre chien et loup avec la sémiologue bloggeuse Mariette Darrigrand et le spécialiste des « Voix Debout » Jean Sommer, en vrai, en direct, dès 5 heures du mat’, on vous gâte.
Ces mots qui nous gouvernent : Abécédaire de la France sarkozienne
de Mariette Darrigrand
éditeur : Bayard
parution : 2008
Présentation de l'éditeur : À force d'entendre que nous vivons dans un monde d'images, on en oublierait presque que nous vivons d'abord dans un monde de mots. Ces mots de nos médias, de nos people, de nos politiques, reprennent souvent l'air du temps et ses truismes. La France sarkozienne est à cet égard, si l'on peut dire, " exemplaire ". Cette invasion permanente finit par installer une vérité majoritaire plus larvée qu'explicite. Comment la percevoir sans prendre le temps de s'arrêter sur la signification de quelques-uns de ces mots quotidiens, sans mettre un peu de distance dans ce flot confus et immédiat ?. Mariette Darrigrand nous invite à jouer les sémiologues. À décrypter ces mots que nous faisons nôtres sans même y prêter attention, et surtout à faire apparaître les liens, jamais anodins, qui se nouent entre eux. Si l'exercice est ludique, l'enjeu est sérieux : résister aux manipulations de langage, exercer notre esprit critique et faire vivre ainsi notre démocratie
►Le PV d'Olivia
par Olivia Gesbert - 5'
Le PV de la presse judiciaire (2)
"Portrait de la Presse judiciaire, "vénérable" institution, qui a déjà connu plusieurs générations de chroniqueurs judiciaires depuis sa création (en 1887).4 journalistes pour en parler : Jean-Philippe Deniau de France Inter, Pascale Robert Diard du quotidien Le Monde, Pierre-Antoine Souchard de l'agence Associated Press, et Dorothée Moisan de l'Agence France Presse (AFP).
Ils vous adressent leurs voeux judiciaires pour 2012..."
Le Justicier
de Dorothée Moisan
éditeur : Editions du Moment
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : Ce livre, première enquête sur les rapports de Nicolas Sarkozy avec la justice, montre comment le président de la République a repris en main l’institution judiciaire afin de servir ses objectifs politiques, mais aussi privés.
►Un livre sous le bras
par Arnaud Viviant - 4'
SUJET
L'éclairciede Philippe Sollers
Présentation de l'éditeur : « C’est immédiat : je ne peux pas voir un cèdre, dans un jardin ou débordant d’un mur sur la rue, sans penser qu’une grande bénédiction émane de lui et s’étend sur le monde. La foule est bénie, les autobus, les camions, les voitures, les poubelles, les vélos, les scooters sont bénis. Les plus laids et les plus laides sont bénis, et aussi les vieux, les enfants, les jeunes, les femmes enceintes, les malades, les fatigués, les pressés, les rares heureux, les désespérés. Ils passent tous et toutes sous le cèdre, ils ne le voient pas, sa bénédiction silencieuse, verte et noire, filtre l’espace. On ne sait pas d’où lui vient cette tranquillité, cette ramure de sérénité.
La photo que j’ai sous les yeux a été prise en été par quelqu’un qui s’est assis dans l’herbe pour qu’on voie bien le petit personnage regardant un cèdre. Je dois avoir 2 ans, je suis un bébé bouffi qui lève un visage ravi, à moitié mangé de soleil, vers les branches. Anne, ma soeur de 8 ans, est à peine visible, devant les vérandas, sur la droite. La photo a du être prise par mon père, le seul qui, à l’époque, prenait de temps en temps des photos. J’ai l’impression d’être là, maintenant, dans cette image qui n’est pas pour moi une image, mais une clairière toujours vivante, une éclaircie. » « Dès ma première rencontre avec Lucie, une formule espagnole m’est revenue à l’esprit : “los ojos con muja noche”, les yeux avec beaucoup de nuit. Les “coups de foudre” sont rares, les coups de nuit encore plus. Les tableaux où Lucie apparaîtrait, si j’étais peintre, devraient être envahis par l’intensité de ce noir sans lequel il n’y a pas d’éclaircie. Noir et halo bleuté. Tout le reste, robes, pantalons, bijoux, répondrait à ce noir, nudité comprise. Mais la preuve, ici, est dans ses lèvres, la bouche, la langue, la salive, le souffle. C’est en s’embrassant passionnément, et longtemps, qu’on sait si on est d’accord. Une longue demi-heure, tout en se caressant, sinon c’est du chiqué ou du vent. Pas d’expression plus répugnante que la formule, de plus en plus employée à tout va : “bisou”. Le long et profond baiser, voilà la peinture, voilà l’infilmable. Rue du Bac, de 17h20 à 17h50, tout de suite, dès la porte ouverte. Pas un mot, sauf l’habituel “Désennuyons-nous”. J’arrive toujours avec dix minutes d’avance. J’entends l’ascenseur, le bruit de la clé de Lucie dans la serrure, les rideaux sont déjà fermés, action. »« C’est immédiat : je ne peux pas voir un cèdre, dans un jardin ou débordant d’un mur sur la rue, sans penser qu’une grande bénédiction émane de lui et s’étend sur le monde. La foule est bénie, les autobus, les camions, les voitures, les poubelles, les vélos, les scooters sont bénis. Les plus laids et les plus laides sont bénis, et aussi les vieux, les enfants, les jeunes, les femmes enceintes, les malades, les fatigués, les pressés, les rares heureux, les désespérés. Ils passent tous et toutes sous le cèdre, ils ne le voient pas, sa bénédiction silencieuse, verte et noire, filtre l’espace. On ne sait pas d’où lui vient cette tranquillité, cette ramure de sérénité. […] La photo que j’ai sous les yeux a été prise en été par quelqu’un qui s’est assis dans l’herbe pour qu’on voie bien le petit personnage regardant un cèdre. Je dois avoir 2 ans, je suis un bébé bouffi qui lève un visage ravi, à moitié mangé de soleil, vers les branches. Anne, ma soeur de 8 ans, est à peine visible, devant les vérandas, sur la droite. La photo a du être prise par mon père, le seul qui, à l’époque, prenait de temps en temps des photos. J’ai l’impression d’être là, maintenant, dans cette image qui n’est pas pour moi une image, mais une clairière toujours vivante, une éclaircie...»
►Un psy dans la ville
par Manuelle Calmat-de Gmeline - 9'
Alcool et "Happy Hour"
Invité(s) : Laurent Bègue, Professeur de Psychologie socialeLaurent Bègue, professeur de psychologie à Grenoble a accepté de jouer le jeu de l'« Happy Hour », un jour de semaine, à l’heure où l’on quitte le travail et où l’on ne rentre pas forcément tout de suite chez soi.
Cette fameuse « Happy Hour », une heure heureuse à moindre coût. Un moyen pour les bars d’attirer les clients aux heures creuses et une parenthèse pour le consommateur après une journée de labeur…
Qu’est ce qui se cache derrière cette opération de séduction ? Boit-on différemment entre amis, entre collègues ?
Laurent Bègue décortique ce rapport complexe que nous entretenons avec la pinte de bière ou le ballon de rouge… et pointe subtilement les risques de certains comportements addictifs…
Psychologie du bien et du mal
de Laurent Bègue
éditeur : Odile Jacob
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : Quel sens donnons-nous à nos actes les plus quotidiens et à ceux des autres ? Pourquoi sommes-nous capables de sacrifier nos intérêts matériels au nom de grands principes comme la justice ? Par quelles mises en scène parvenons-nous à draper de moralité des conduites qui caressent notre égocentrisme ? Quelles circonstances peuvent nous conduire à trahir nos convictions les plus profondes ? Comment se forment et progressent la conscience morale et l'empathie ? Les récompenses et les punitions favorisent-elles ou non les acquisitions morales ? S'appuyant sur des exemples et de nombreuses études scientifiques récentes, ce livre explore la forme que le bien et le mal prennent dans nos têtes et les conséquences que ces idées ont sur nos vies. Une plongée au coeur de la nature humaine.
►Debout les morts !
par Stéphanie Fromentin 4'
SUJET
Invité(s) : Henoch Krasucki dit Henri KrasuckiSyndicaliste français C'est au cimetière du Père Lachaise que j'ai rencontré le plus fâché avec les chiffres ... Une rencontre toute mélomane mais pas sans conviction politique...
►►Le 7-9 du week-end
par Patricia Martin et Fabrice Drouelle - 2h
Daniel Leconte - Laurent Joffrin et Guillaume Roquette
Au menu de ce premier samedi de l'année, Alain Baraton et sa "Main verte" s'intéresse aux topinambours et nous invite à nous rendre à l'exposition "Instantanés d'une vie de château", Photographies de Christian Milet, du 7 janvier au 17 février, au Centre Culturel Jean Vilar de Marly-le-Roy (78).Brigitte Jeanperrin reçoit Patrick Artus, Directeur des études de Natixis.
A 7h50, Daniel Leconte vient nous présenter "I Love Democracy", une série documentaire dont le premier volet, consacré à la Tunisie, est diffusé ce Mardi 10 janvier à 22h35 sur Arte.
A 8h20, nouveau rendez-vous dans le 7/9 : Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur) et Guillaume Roquette (Valeurs Actuelles) débattent autour de l'actualité.
Enfin, Eric Valmir, "Les jeunes dans la présidentielle" ou JDLP reçoit le philosophe Ruwen Ogien pour un débat sur la question suivante : La société doit-elle redéfinir moeurs et morale ?
►L'interview éco
par Brigitte Jeanperrin - 7'
La TVA sociale en question
Invité(s) : Patrick ARTUS, Directeur de la Recherche et des Etudes chez NATIXISBaisse des cotisations sociales contre plus de TVA: un bon outil pour la compétitivité de nos entreprises? Une bonne réponse pour le financement de la protection sociale?
►La main verte
par Alain Baraton - 8'
Les topinambours et Instantanés d'une vie de château
Au programme dans "La Main verte", les topinambours et une exposition : Instantanés d'une vie de château - Photographies de Christian Milet, du 7 janvier au 17 février 2012 au Centre Culture Jean Vilar de Marly-le-Roy (78).►La revue de presse d'Yvan Levaï
par Yvan Levaï - 9'
La revue de presse d'Yvan levaï
►Les jeunes dans la présidentielle
par Eric Valmir ' 16'
Aux gouvernants ou à la société de (re) définir les moeurs et la morale ?
Toutes les questions bioéthiques, la procréation assistée, l'avortement, l'euthanasie... les sujets de société, le mariage gay, l'homoparentalité, la dépénalisation du cannabis effeuillent le débat public toujours sous le coup d'une émotion, par le prisme d'un cas particulier.
Ces sujets ont été jugés essentiels dans la campagne électorale par Les Jeunes Dans la Présidentielle. Ces thématiques qui relèvent de la morale ou des moeurs doivent être exprimées posément.
Le choix de l'invité s'est porté sur un philosophe, Ruwen Ogien. directeur de recherche au CNRS. et au CERSE (Centre de Recherche, Sens, Ethique en société
L'influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale
de Ruwen Ogien
Présentation de l'éditeur : Vous trouverez dans ce livre des histoires de criminels invisibles, de canots de sauvetage qui risquent de couler si on ne sacrifie pas un passager, des machines à donner du plaisir que personne n'a envie d'utiliser, de tramways fous qu'il faut arrêter par n'importe quel moyen, y compris en jetant un gros homme sur la voie.
Vous y lirez des récits d'expériences montrant qu'il faut peu de choses pour se comporter comme un monstre, et d'autres expériences prouvant qu'il faut encore moins de choses pour se comporter quasiment comme un saint : une pièce de monnaie qu'on trouve dans la rue par hasard, une bonne odeur de croissants chauds qu'on respire en passant.
Vous y serez confrontés à des casse-tête moraux. Est-il cohérent de dire : "ma vie est digne d'être vécue, mais j'aurais préféré de ne pas naître" ? Est-il acceptable de laisser mourir une personne pour transplanter ses organes sur cinq malades qui en ont un besoin vital ? Vaut-il mieux vivre la vie brève et médiocre d'un poulet d'élevage industriel ou ne pas vivre du tout ?
Cependant, le but de ce livre n'est pas de montrer qu'il est difficile de savoir ce qui est bien ou mal, juste ou injuste. Il est de proposer une sorte de boîte à outils intellectuels pour affronter le débat moral sans se laisser intimider par les grands mots ("Dignité", "vertu", "Devoir", etc.), et les grandes déclarations de principe ("Il ne faut jamais traiter une personne comme un simple moyen", etc.).
C'est une invitation à faire de la philosophie morale autrement, à penser l'éthique librement.
►►On n'arrête pas l'éco
par Alexandra Bensaid - 47'
L'Invitée : Esther Duflo, auteur de "Repenser la pauvreté", au Seuil
Invité(s) : Esther DufloLes Encadrés
Bernard Maris encadre cette semaine la femme de la semaine outre-atlantique, l'ex-premier ministre britanique, Margaret Thatcher qui a quitté le pouvoir il y a plus de 20 ans et qui est l'héroine du film The Iron Lady, sorti hier en Angleterre.
C'est pas si simple
L’actualité économique vue par Christian Chavagneux d'Alternatives économiques et Emmanuel Lechypre de L'Expansion
Ca se passe comme ça là-bas
La TVA sociale en Allemagne - Lise Jolly
Les gens qui comptent
Partager le travail ou partager les travailleurs? - Rencontre avec ceux qui choisissent le groupement d'employeurs
C'est le principe : plusieurs patrons se partagent le même salarié. Celui-ci est néanmoins en CDI car en réalité, c'est le groupement d'employeurs du département (une association) qui l'embauche. Depuis deux mois, la loi essaie même de favoriser ce dispositif. A présent, les collectivités territoriales et les entreprises de plus de 300 salariés peuvent y accéder.
Reportage de Dorothée Barba en Seine et Marne où le groupement d'employeurs connaît un regain d'intérêt depuis deux ans.
Repenser la pauvreté
de Esther Duflo, avec Abhijit Banerjee
Seuil
Présentation de l'éditeur : Près d’un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar par jour. Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d’améliorer leurs conditions de vie. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu’au caractère écrasant de la tâche ?
C’est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l’habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. Plutôt que de s’interroger sur la cause ultime de la pauvreté, ils se sont intéressés aux choix qu’opèrent les pauvres en matière de consommation, de mode de vie et d’éducation afin de tester expérimentalement l’efficacité des méthodes préconisées pour améliorer leur sort. Faut-il subventionner les denrées de base ou privilégier les transferts sociaux ? Vaut-il mieux donner ou vendre les moustiquaires qui protègent du paludisme ? La microfinance est-elle le remède espéré pour sortir des « pièges de pauvreté » ?
À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.
Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo, tous deux professeurs d’économie au MIT, ont cofondé et codirigent J-PAL, laboratoire d’action contre la pauvreté, dont les bureaux sont à Boston, au Cap, à Santiago du Chili, à Chennai (Madras) et à Paris. Esther Duflo fut la première titulaire de la chaire « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France.
►►On aura tout vu
par Christine Masson et Laurent Delmas - 1h
SUJET
Nous recevons aujourd'hui Yves Boisset. Son livre "La vie est un choix" est disponible aux éditions PlonLa vie est un choix
de Yves Boisset
Plon, 2011
Présentation de l'éditeur : "Il ne faut jamais s'attarder à regarder dans le rétroviseur, disait Michel Audiard, on risque de se casser la gueule". Après avoir commis une cinquantaine de films, de Dupont Lajoie à Jean Moulin en passant par Le Prix du danger et Un taxi mauve, la tentation est pourtant grande de regarder dans le rétroviseur. 50 ans de cinéma avec trois obsessions : le refus de l'injustice, la quête de vérité et le combat contre la bêtise. Au fil de ces brûlots qui dénoncent, souvent avec humour, les tares de notre société, ses errances et ses magouilles, on a le bonheur de rencontrer des gens aussi passionnants que Michel Déon, François Mitterrand, Robert Mitchum, Jean-Pierre Melville, Patrick Dewaere, Charlotte Rampling, Michel Piccoli, Jean Carmet, Miou-Miou, Lee Marvin, René Clément, Bernard-Pierre Donnadieu, Annie Girardot, Louis-Ferdinand Céline, pour ne citer que les plus flamboyants. "Mort aux cons" avait écrit sur le capot de sa Jeep le capitaine Dronne à la veille de la Libération. "Vaste programme" lui avait sobrement fait remarquer le général de Gaulle. On ne saurait mieux dire.
►►Sur les épaules de Darwin
par Jean Claude Ameisen - 1h
les battements du temps (16). Un cadeau de Nouvel An
« A partir de ce presque Rien, un minuscule atome de neige, j’ai été proche de recréer l’Univers entier, qui contient tout ! »Johannes Kepler. Strena seu de nive sexangula [Etrennes ou la neige hexagonale].
« Voir un monde dans un grain de sable,
Et un ciel dans une fleur sauvage,
Tenir l’infini dans la paume de ta main,
Et l’éternité dans une heure. »
William Blake. Auguries of innocence [Présages d’innocence].
« A l’honorable Conseiller à la cour de sa majesté impériale, le seigneur Matthäus Wacker von Wackenfels, chevalier et patron des écrivains et philosophes, mon maître et mécène,
De la part de son ami Johannes Kepler, mathématicien impérial de la cour, à Prague, auprès de Rudolf II, empereur du Saint Empire Romain, roi de Bohème et de Hongrie. […]
Contes de la Lune. Essai sur la fiction et la science modernes
de Frédérique Aït-Touati
éditeur : Editions Gallimard
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : En 1610, en guise d'étrenne, l'astronome Kepler offre à son protecteur Wackenfels la description poétique d'un flocon de neige : parce que sa structure hexagonale est l'une des figures élémentaires de la matière, le flocon révèle celle de l'univers. Du microcosme au macrocosme, cet éloge paradoxal de Kepler est à la fois un genre littéraire à la mode maniériste du temps, et l'un des accès à la compréhension du monde. Entre le tournant copernicien négocié par Kepler et Galilée (la Terre tourne autour du Soleil) et la rupture opérée par Newton (le monde est régi par des lois universelles), la vision directe et les premiers télescopes ne suffisent pas à l'exploration des lointains. L'inaccessibilité de ces nouveaux objets de la connaissance suppose des techniques d'écriture pour décrire l'invisible et dire l'inconnu des mondes cosmologiques. La fiction joue donc un rôle central : en dépassant les limitations du réel observable, elle permet de substituer une nouvelle image mentale du cosmos à l'ancienne, elle forge un point de vue inédit d'où décrire l'univers ; elle fournit à la science les textes les plus efficaces dans la transformation des représentations du cosmos. Cette part oubliée ou méconnue, Frédérique Aït-Touati la retrouve, en s'intéressant justement au XVIIe siècle, siècle du commencement moderne, de la mathématisation du monde, de la magie géométrique, des arts de voler, des voyages lunaires et de l'exploration des merveilles de la nature. Par là, elle donne matière à penser et à rêver sur une autre façon de concevoir la science.
Neige
de Orhan Pamuk
éditeur : Folio
parution : 2007
Présentation de l'éditeur : Le jeune poète turc Ka - de son vrai nom Kerim Alakusoglu - quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, une petite ville provinciale endormie d'Anatolie. Pour le compte d'un journal d'Istanbul, il part enquêter sur plusieurs cas de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Mais Ka désire aussi retrouver la belle Ipek, ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée de Muhtar, un islamiste candidat à la mairie de Kars.
À peine arrivé dans la ville de Kars, en pleine effervescence en raison de l'approche d'élections à haut risque, il est l'objet de diverses sollicitudes et se trouve piégé par son envie de plaire à tout le monde : le chef de la police locale, la soeur d'Ipek, adepte du foulard, l'islamiste radical Lazuli vivant dans la clandestinité, ou l'acteur républicain Sunay, tous essaient de gagner la sympathie du poète et de le rallier à leur cause. Mais Ka avance, comme dans un rêve, voyant tout à travers le filtre de son inspiration poétique retrouvée, stimulée par sa passion grandissante pour Ipek, et le voile de neige qui couvre la ville. Jusqu'au soir où la représentation d'une pièce de théâtre kémaliste dirigée contre les extrémistes islamistes se transforme en putsch militaire et tourne au carnage.
Neige est un extraordinaire roman à suspense qui, tout en jouant habilement avec des sujets d'ordre politique très contemporains comme l'identité de la société turque et la nature du fanatisme religieux, surprend par ce ton poétique et nostalgique qui, telle la neige, nimbe chaque page.
Platon. Œuvres complètes
de Luc Brisson
éditeur : Editions Flammarion
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : Platon inaugure, par l'intermédiaire de Socrate, ce geste intellectuel primordial : s'interroger, sans préjugés, sur ce qui fait que la vie de l'homme et de la cité vaut d'être vécue. C'est pourquoi nous n'avons pas cessé d'être les contemporains de Socrate qui, dans les rues d'Athènes et sur la place publique, discutait avec ceux qui l'entouraient de ce qui fait la valeur d'une vie humaine, de ce qui motive telle ou telle action individuelle ou civique, des buts que poursuivent l'individu et la cité. Cette édition comprend la totalité des dialogues de Platon, ainsi que la traduction inédite des œuvres douteuses et apocryphes. Elle comporte en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque dialogue, des annexes, un index des noms propres et des notions, et un répertoire des citations, qui permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Platon.
Le Savoir grec
de Jacques Brunschwig, Geoffrey Lloyd et Pierre Pellegrin
éditeur : Editions Flammarion
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : L'immense aventure du savoir grec est encore aujourd'hui la source essentielle à laquelle puise et revient sans cesse notre civilisation. L'ambition de ce livre, élaboré par les plus éminents spécialistes de l'Antiquité et traduit en plusieurs langues depuis sa parution initiale, est de mesurer ce que les Grecs savaient, ce qu'ils croyaient savoir, ce qu'ils ont inventé ; d'analyser le regard qu'ils ont porté sur leur civilisation et sur leurs propres entreprises intellectuelles. Il y est ainsi moins question de leur histoire que de leurs historiens, de leur poésie que de leur poétique, de leur musique que de leur harmonique, car l'originalité des Grecs n'est pas tant d'avoir su beaucoup de choses que d'avoir exigé d'eux-mêmes de savoir ce qu'ils savaient, ce qu'ils disaient, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils voulaient...
►►La prochaine fois je vous le chanterai
par Philippe Meyer - 1h
Hiver, neige et frimas
►►Suspends ton vol
par Guyonne de Montjou - 10'
Les pierres ont une mémoire selon Alexandre Gady
Historien de l’art français, spécialiste de l’architecture du XVIIème siècle et plus particulièrement de l’urbanisme parisien, très engagé dans la défense du patrimoine architectural.Attention aux symboles, prévient Alexandre Gady et l’hôtel de la Marine situé place de la Concorde à Paris en est un ! Symbole de la continuité de l’Etat… pour cet historien de l’art, auteur d’un bel ouvrage sur ce fleuron du Patrimoine paru aux éditions Nicolas Chaundun, l’Etat quant il s’agit d’Histoire ne devrait pas céder aux sirènes du secteur privé...
L'hôtel de la Marine
sous la direction d'Alexandre Gady
photographies de François Poche
Paru le 30 novembre 2011
Disponible, Broché 49,00 EUR
Editeur Nicolas Chaudun
Présentation de l'éditeur : L'hôtel de la Marine est un chef-d'oeuvre d'architecture du XVIIIe siècle, c'est entendu. Il conserve d'éblouissants décors intérieurs, escaliers, boiseries, peintures et ornements sculptés, ainsi qu'un somptueux mobilier que montre cet ouvrage. Il est donc un contenant et un contenu, miracle de la transmission, dans un monde où tant d'objets n'ont pas de cadre et où tant de cadres sont vides. Mais on trouve bien plus dans cet édifice : un héritage, une transcendance, en un mot une continuité, rare dans notre épopée nationale, entre l'ancienne France et celle héritée de la révolution. Les bâtiments de l'État sont un peu comme des églises : consacrés par leur usage, ils matérialisent une communauté et vivent sur le temps long, sensibles aux secousses de toutes sortes qu'ils enregistrent, tels des sismographes, dans leur chair pétrifiée. En ce sens, l'hôtel de la marine ne raconte qu'une seule histoire, la nôtre, si l'on croit avec hippolyte fortoul que « les monuments sont comme la véritable écriture des peuples ».
Versailles : la fabrique d'un chef-d'oeuvre
Alexandre Gady
Paru le 20 octobre 2011
Editeur le Passage, Paris
Collection Livre illustré
Présentation de l'éditeur : Encore un livre sur Versailles ? Non. Enfin un livre sur Versailles ! Édifice majeur de l'art français, monument identitaire du patrimoine national, icône du tourisme de masse... Versailles est tout cela à la fois. Mais peut-on encore regarder ce château trop célèbre, trop vu, trop visité ? Le re-visiter ? Fuir les clichés - au sens propre comme au figuré ? C'est le pari de ce livre, qui renonce à la photographie couleur et à ses charmes trompeurs, pour s'adonner aux délices de l'image dessinée, gravée et peinte. Versailles vu par ceux-là mêmes qui l'ont représenté au long de son histoire.
Suivant un parti chronologique, le plus efficace pour comprendre cette machine si complexe, l'ouvrage est structuré par une série d'introductions qui mettent l'édifice en perspective : mais surtout, il donne à voir les plus belles images de Versailles, réalisées par les plus grands artistes, qui, d'Israël Silvestre ou Charles Le Brun à Auguste Renoir, ont choisi de représenter ce lieu unique au monde. Chacune de ces images a besoin d'être lue et analysée, à la fois comme une source et comme une oeuvre d'art : apprendre à voir Versailles, tel est l'enjeu inédit de ce livre.
►►Rendez-vous avec X
par Patrick Pesnot - 30'
1988, la grotte d'Ouvéa
Faut-il avoir peur de la vérité ? C’est, semble-t-il, ce qu’on a pensé à Nouméa où, de fait, le dernier film de Mathieu Kassovitz, "L’Ordre et la Morale" a été interdit de diffusion… Non pas que cette fiction sur le drame d’Ouvéa reflète entièrement la vérité mais on y voit clairement, et pour la première fois au cinéma, la réalité de ce que fut l’assaut de la Grotte des Guerriers en 1988 et les exactions commises ensuite par des soldats français sur les prisonniers canaques.Monsieur X m’a donc proposé de revenir sur ce dossier qui demeure sulfureux. Et dix ans après l’avoir ouvert ici-même à France-Inter, il fait le point, recense les questions qui font encore débat et ajoute, comme d’habitude, quelques informations inédites.
Ouvéa, la République et la morale
de Philippe Legorjus et Jacques Follorou, Plon, 2011
Présentation de l'éditeur : Avril 1988, île d'Ouvéa, Nouvelle-Calédonie. Vingt-trois gendarmes sont pris en otage par des indépendantistes kanaks qui veulent faire entendre leur cause. Pour rétablir l'ordre, la France envoie 300 militaires dont les troupes d'élite du 11e choc et le commando de nageurs de combat Hubert, tous deux spécialistes des coups de force. A leurs côtés, le GIGN, les supergendarmes tout aussi performants, connus comme les as de la négociation. Car, avant de faire parler les armes, des pourparlers sont engagés. Deux hommes se font face : le capitaine Legorjus, commandant du GIGN, et Alphonse Dianou, un indépendantiste kanak, à la tête des ravisseurs.
Mais rien ne va comme prévu. Au cœur d'une cohabitation houleuse, entre les deux tours de l'élection présidentielle, les enjeux sont trop politiques. Paris joue un double jeu. les évènements s'emballent jusqu'à l'issue fatale : l'assaut donné le 5 mai fera 21 morts. C'est ce drame que nous raconte de l'intérieur le capitaine Legorjus. Une histoire vraie qu'il a vécue au plus près, seul témoin au contact de tous les protagonistes : les militaires, souvent divisés sur l'éthique et la méthode, François Mittterrand et Jacques Chirac au paroxysme de leur affrontement et, enfin, les Kanaks désunis. Plus de vingt ans après les faits, il parle pour la première fois des exécutions sommaires après l'assaut et montre qu'une sortie pacifique aurait pu éviter un bain de sang. Un récit choc où la valeur du sacrifice prend tout son sens quand la politique démissionne.
►►CO2 mon amour
par Denis Cheissoux - 1h
Les arbres
Invité(s) : Jean-Marie Pelt, Pharmacien agrégé, botaniste-écologiste et fondateur de l'Institut européen d’écologie à MetzJacques Bonnaffé, Comédien
Alain Canet
Françis Hallé; Botaniste
Christian Signol
Journal intime d'un arbre
de Didier Van Cauwelaert
éditeur : Michel Lafon
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : Il s’appelait Tristan, il avait trois cents ans, il avait connu toute la gamme des passions humaines. Une tempête vient de l’abattre, et c’est une nouvelle vie qui commence pour lui.
Planté sous Louis XV, ce poirier nous entraîne à la poursuite du terrible secret de ses origines. Des guerres de religion à la Révolution française, de l’affaire Dreyfus à l’Occupation, il revit les drames et les bonheurs dont il a été le témoin, le symbole ou la cause.
Mais, s’il est prisonnier de sa mémoire, il n’en reste pas moins lié au présent, à travers ce qui reste de lui : des racines, des bûches, une statue de femme sculptée dans son bois, et les deux êtres qui ont commencé à s’aimer grâce à lui…
Comment « fonctionne » un arbre ? De quoi se compose sa conscience, de quelle manière agit-il sur son environnement ? Son récit posthume nous fait voir le monde, la nature et les hommes d’une manière nouvelle, par le biais d’une pensée végétale qui évolue au rythme d’un véritable suspense.
Captivant, drôle et poignant, Le Journal intime d’un arbre apporte une réponse inédite à une question universelle : quelle est, pour un arbre comme pour un être humain, la meilleure façon de ne pas mourir ?
Au coeur des forêts
de Christian Signol
éditeur : albin michel
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : « Regarde bien les arbres. Ils savent, comme nous, qu’ils doivent mourir un jour, mais ils ne pensent qu’à une chose : grandir, monter le plus haut possible. » Depuis son enfance, Bastien a toujours vécu dans la forêt. Pour lui, les arbres vivent, parlent, rêvent. Ils veulent renouer avec le ciel. Il en connaît tous les mystères, tous les sortilèges qu’il révélera à sa petite-fille gravement malade, venue se réfugier auprès de lui. Pour Bastien, elle est comme une forêt fracassée par l’orage. Mais il ne doute pas de sa guérison s’il se bat à ses côtés et partage ses secrets. Dans ces pages qu’irriguent la magie et la force des arbres, c’est tout le sens de la vie humaine que pose Christian Signol. Traversées du souffle de la Grande Histoire, des forêts blessées par les tempêtes et des légendes immémoriales, elles révèlent un monde de beauté, inconnu et superbe, au pouvoir salvateur. Il y a deux Christian Signol : celui des grandes sagas populaires en plusieurs tomes (de La Rivière Espérance aux Messieurs de Grandval en passant par Les Vignes de Sainte-Colombe, Prix des Maisons de la Presse 1997) et celui des œuvres plus intimistes, récits ou romans, comme Bonheurs d’enfance, La Grande Île, Un matin sur la Terre, Pourquoi le ciel est bleu ou Une si belle école. Ce maître de la littérature populaire, au sens le plus noble du terme, est un conteur hors pair dont le succès ne se dément pas.
Du bon usage des arbres : un plaidoyer à l'attention des élus et des énarques
de Francis Hallé
éditeur : Actes sud
parution : 2011
Présentation de l'éditeur : Respect : les arbres sont des êtres vivants, aussi vivants que vous ou moi. Mieux : ils sont nos protecteurs. Accordez-leur le respect auquel ils ont droit en tant qu'êtres vivants et ne les traitez jamais par le mépris, comme s'ils n'étaient que du mobilier urbain. Anticipation : avant de planifier un édifice ou un quartier neuf, faites appel à un urbaniste qui saura placer d'abord les espaces verts et les lignes d'arbres : le bâti viendra seulement par la suite. Compétence : sachez vous entourer des meilleures compétences pour le choix des essences, la plantation, les tailles de formation, l'élagage du bois mort et les diagnostics de sécurité. Prévoyance : prévoyez, pour chaque arbre planté, un volume suffisant pour sa couronne et ses racines lorsqu'il sera devenu adulte : cela rend les tailles inutiles. N'oubliez jamais qu'un arbre non taillé n'est pas dangereux. Modestie : ne plantez jamais de "gros sujets" destinés à faire impression : c'est à la fois une perte de temps et un gaspillage financier. La "frime" et les arbres ne vont pas ensemble. Honnêteté : ne croyez pas - et ne tentez pas de faire croire - que dix jeunes arbres vont remplacer un grand et vieil arbre abattu : c'est une contrevérité sociale, écologique et financière. Non-violence : ne taillez ni les branches ni les racines d'un arbre, sauf obligation absolue. Ce n'est pas esthétique et cela rend l'arbre dangereux. Civisme : soyez intraitables avec les comportements laxistes et inciviques vis-à-vis des arbres en ville : chocs, mutilations, etc. Ils supportent très mal toute forme d'agression. Protection : n'oubliez jamais qu'abattre les arbres le long des axes routiers n'est en aucun cas une réponse adaptée aux problèmes de la sécurité routière. Gratitude : aimer les arbres, c'est une autre façon d'aimer l'homme. Aimez vos arbres et vous aurez la satisfaction de constater que vos concitoyens vous en témoigneront de la gratitude.
►►Les liaisons heureuses
par Colombe Schneck - 1h
Anne Wiazemsky et Gilles Leroy
Invité(s) : Anne Wiazemsky, Actrice et romancièreGilles Leroy, écrivain
Une année studieuse
Anne Wiazemsky
Gallimard, 2012
Présentation de l'éditeur : Juin 1966 : Anne, la narratrice vient d’envoyer une lettre laudative à Jean-Luc Godard. Elle ne connaît pas le cinéaste de la Nouvelle vague, c’est à peine si elle l’a croisé sur le tournage de Au hasard Balthazar un an auparavant. Anne a 19 ans, elle a échoué au baccalauréat et s’apprête à passer la session de rattrapage de septembre. Un soir, Anne reçoit un coup de téléphone de Jean-Luc Godard, qui lui annonce qu’il désire très vite la rencontrer. C’est le point de départ de leur histoire d’amour. Bien que de vingt ans son aîné, le cinéaste souhaite l’épouser. De son côté, la jeune femme est profondément troublée, car cet homme lui révèle pour la première fois les délices de l’amour physique, mais elle ne supporte pas sa jalousie maladive, d’autant plus que sa mère et son grand-père sont très hostiles à leur relation. Pendant plusieurs mois, ceux-ci vont s’opposer à ce que Anne fréquente Godard, invoquant des arguments spécieux qui révèlent la nature conservatrice de leur opinion sur l’éducation des jeunes filles. Mais la narratrice ne veut pas céder, en dépit de la profonde affection qu’elle leurs porte, et se rebelle contre ce carcan misogyne. Après avoir réussi les épreuves de rattrapage du bac, elle s’inscrit en Philosophie à Nanterre. De nouveaux horizons s’ouvrent à elle : nouveaux camarades, nouveaux quartiers de Paris, nouvelles idées politiques… Un hurluberlu aux cheveux rouges, un certain Daniel Cohn-Bendit, la poursuit dans les couloirs de la fac en criant joyeusement « Solidarité des rouquins ! Solidarité des rouquins ! ». Début 1967, Jean-Luc Godard commence à tourner le film La Chinoise, dont il a écrit le premier rôle pour Anne. Adieu philosophie, cette « année studieuse » aura été celle de l’école de la vie. Roman d’apprentissage, Une année studieuse est aussi le reflet passionnant d’une époque, la fin des années 1960, où la France est en train de connaître de grands bouleversements politiques, idéologiques moraux et artistiques. Toutes ces dimensions habitent le récit : d’abord la narratrice elle-même, qui en s’opposant à sa famille révèle un fossé générationnel ; ensuite l’histoire d’amour entre Godard et Anne, symptomatique d’un changement de moeurs ; le cinéma de Godard, iconoclaste et radical ; la description de la faculté de Nanterre et des frasques de « Dany le Rouge », prémices des événements de Mai 68… Un livre remarquable d’intelligence et de vivacité.
Dormir avec ceux qu’on aime
Gilles Leroy
Mercure de France
Présentation de l'éditeur : « Tomber amoureux, ce jour-là, foudroyé au contact d’une main, me rendit mes seize ans, exactement mes seize ans à Léningrad. Quiconque aura aimé sait ces choses-là entre mille : étreindre une main, c’est tout donner, d’un coup, sans prudence, sans contrat, sans rien. Tenir la main, tous les enfants le savent, n’est pas seulement s’accrocher au passage : tenir ta main, c’est tenir à toi, tenir de toi. Et plus je serre, plus j’entrecroise nos doigts, les entrelace, plus je te dis mon incommensurable besoin, un besoin tel que ta paume me renseigne sur toi. Sur ta paume, j’ai pu lire que tu étais quelqu’un de bien. »
Au cours d’une tournée qui le conduit du Caire à Buenos Aires et de Casablanca à Odessa, l’écrivain-narrateur rencontre Marian à Bucarest et s’en éprend instantanément. Mais les deux hommes ne sont pas égaux devant la vie et devant l’amour. Marian, issu d’un pays qui a fait les frais de la dictature, croit ferme en l’avenir et au cœur qui bat. L’écrivain français n’a plus le même enthousiasme. Gilles et Marian vont devoir composer avec le réel – la différence d'âge, la distance géographique, des emplois du temps inconciliables. Avec la confusion des sentiments, aussi.
Dans ce roman d’amour et d’errance, Gilles Leroy, après Alabama Song (prix Goncourt 2007) et Zola Jackson (2010), renoue brillamment avec la veine intimiste de Grandir et de L’amant russe.
►►C'est du classique mais c'est pas grave
par Sylvie Chapelle - 1h
Le festival Présences 2012
C’est la 22e édition du festival de création musicale de Radio France, qui cette année invite le compositeur Oscar Strasnoy du 13 au 22 janvier 2012 au Théâtre du Châtelet (Paris).14 concerts dont 7 créations, gratuits pour les moins de 28 ans
►►La librairie francophone
par Emmanuel Khérad - 1h
Lyonel Trouillot, Michel Galabru: Retour sur la Rentrée Littéraire 2011
Invité(s) : INVITESLa belle amour humaine
de Lyonel Trouillot, Prix du roman Métisse 2011.
Actes Sud, 2011
Présentation de l'éditeur : Dans un petit village côtier d'une île des Caraïbes, une jeune Occidentale est venue, sur les traces de son père, éclaircir l'énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman familial. Au fil de récits qu'elle recueille et qui, chacun à leur manière, posent une question essentielle – "Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ?" –, se déploie, de la confrontation au partage, une cartographie de la fraternité nécessaire des vivants face aux appétits féroces de ceux qui tiennent pour acquis que le monde leur appartient.
Je ne sais pas dire non !
de Michel Galabru
M. Lafon
Présentation de l'éditeur : Michel Galabru s'improvise conteur en faisant revivre les artistes côtoyés au cinéma et au théâtre pendant près d'un demi-siècle, d'Annie Girardot à Louis de Funès
Le système victoria
de Eric Reinardt
stock, 2011
Présentation de l'éditeur : La vie de David Kolski bascule le jour où il aborde Victoria dans une galerie marchande. Onze mois jour pour jour après leur rencontre, la jeune femme trouve la mort. Aujourd'hui, David vit retiré dans un hôtel de la Creuse, détruit par le rôle qu'il a joué dans ce drame.
Histoires du pied et autres fantaisies
de Jean Marie Gustave Le Clezio
Gallimard, 2011
Présentation de l'éditeur : Voici quelques portraits de femmes qui ont refusé le cynisme et la brutalité du monde. Telle Ujine, cette étudiante en première année de droit, qui choisit de garder l’enfant qu’elle porte contre l’avis de son amant Samuel, lâche et si peu responsable. Ou encore Fatou, dont le courage et la détermination lui permettront de sauver son amoureux Watson, et de le ramener sain et sauf à Gorée après sa tentative échouée d’émigrer en Espagne. Ou telle Yama, cette grand-mère à l’amour débordant qui sauve sa petite-fille, Mari, en la nourrissant de son propre lait, après l’avoir cachée dans l’arbre creux en pleine guerre libérienne. Une fois adulte, Mari, dotée à son tour de cette force surnaturelle arrivera à sauver son amie Esmée de la sauvagerie des rebelles. Ou encore, Letitia Elisabeth Landon, une poétesse britannique, qui, découvrant les mensonges et l’indifférence de son mari, préfèrera mourir.
Ces quelques portraits d’une finesse remarquable illustrent parfaitement le ton général de ce recueil composé de dix nouvelles. Véritables courts romans, elles sont toutes habitées par des êtres puissants et par une montée dramatique remarquable. On reconnaît là le talent de conteur de l’auteur et sa capacité à créer des personnages édifiants, emblématiques d’une humanité féminine courageuse et volontaire. L’exotisme des décors et les intrigues empreintes de coutumes et rites africains réaffirment très fort le cosmopolitisme de l’œuvre de J. M. G. Le Clézio et l’universalité de sa vision littéraire.
Le Turquetto
de Metin Arditi
Actes Sud, 2011
Présentation de l'éditeur : Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré à Venise, troqué son nom pour celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers du Titien et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le petit Turc, comme l'a surnommé Le Titien. M. Arditi retrace le destin de cet artiste né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne et traîné en justice pour hérésie. Prix Jean-Giono 2011
Messie malgré tout !
d'Alain Berenboom
Genèse Edition, Bruxelles, 2011
Présentation de l'éditeur : Ça y est ! Après trois mille ans d'attente, le Messie arrive enfin ! en ce début du XXIe siècle. Conformément à la promesse de la Bible, c'est un vieil homme à la barbe en broussailles, juché sur un âne fatigué qui vient annoncer l'avènement de la paix universelle, la fin des tragédies humaines. Mais, surprise (pour lui), au lieu d'être accueilli dans la liesse, son message ne rencontre que l'indifférence générale. Pas moyen même d'intéresser un journaliste et de transmettre son message au monde. En dix étapes, de Buenos Aires à Bonn, d'Odessa (Ohio) à Odessa (Ukraine), Bruxelles ou Venise, le Messie parcourt le monde, désespérant qu'on l'écoute, jusqu'au moment où il arrive à Jérusalem. Et là... Sous une apparente légèreté, qui mêle situations burlesques, propos désopilants et une jolie galerie de personnages, sourde un implacable réquisitoire sur le manque d'idéal, la lâcheté des compromissions et l'absence d'éthique de notre société moderne. Le fou rire qui se cogne à l'inquiétude n'est pas sans rappeler la comédie italienne.
Le Louvre à cheval
de Jean Rochefort
Musée du Louvre, 2011
Présentation de l'éditeur : Jean Rochefort, l une des figures les plus aimées du cinéma, a une passion dévorante : le cheval.
Cet amour trouve sa source à l âge de 30 ans, lors du tournage de Cartouche.
Dans un dialogue complice, Jean Rochefort et Edwart Vignot, historien de l art, nous convient à une promenade au Musée du Louvre au c ur des chefs-d uvre qui mettent en scène la figure équine.
Ils exaltent l animal, son mystère et son esthétique, ils analysent la créativité et les connaissances des artistes. Des gros plans révèlent des détails inédits que seul un esthète de l art équestre peut expliquer.
Il en résulte une lecture émouvante, originale, humoristique, poétique mais aussi scientifique de ces chefs-d uvre que le public ne regardera plus jamais de la même manière.
C est aussi le plus beau cours d équitation qui soit. Amoureux du cheval, amateurs d art, passionnés ou collectionneurs de peinture animalière, chacun trouvera un plaisir immense en feuilletant ces pages.
Portugal
de Cyril Pedrosa
Portugal
Dupuis, 2011
Présentation de l'éditeur : Simon Muchat est un auteur de bandes dessinées devenu animateur scolaire. Peu investi dans des projets, il part au Portugal rejoindre sa famille et découvre une autre façon d'exister. Un récit introspectif, à la découverte d'un lieu d'enfance et d'une renaissance à soi. Prix Le Point de la BD 2011
►►Ça peut pas faire de mal
par Guillaume Gallienne - 50'
Les classiques du polar anglo-saxon
Invité(s) : Brigitte Catillon, comédienne et scénaristeCe soir, premier volet de deux émissions consacrées à un genre littéraire en pleine révolution et qui impose désormais sa loi chez les libraires: le polar.
Avant de feuilleter, la semaine prochaine, les meilleurs best-sellers mondiaux de ces dix dernières années, plongeons-nous ce soir dans les grands classiques anglo-saxons qui ont marqué l’évolution du roman policier, d’Edgar Poe à Ruth Rendell…
Et pour aborder cet univers exaltant du roman noir, j’ai le plaisir de recevoir une magnifique comédienne et scénariste : Brigitte Catillon…
Avec des extraits de :
"L'aventure de la veuve rouge", extrait du recueil de nouvelles Les Exploits de Sherlock Holmes, Adrian Conan Doyle et John Dickson Carr, éd. Livre de poche (1975).
Double assassinat dans la rue Morgue (1841), Edgar Poe, éd. Gallimard, traduit de l'anglais par Charles Baudelaire.
Moisson rouge (Red Harvest, 1929), Dashiell Hammett, éd. Gallimard, coll. Série Noire, nouvelle traduction inédite de Nathalie Beunat et Pierre Bondil.
Le Grand sommeil (1948), Raymond Chandler, éd. Gallimard, coll. Folio, traduit de l'anglais par Boris Vian.
La nuit du renard (1977), Mary Higgins Clark, éd. Albin Michel, Livre de poche, traduit de l’américain par Anne Damour
L’analphabète (A Judgement in Stone, 1977), Ruth Rendell, éd. Livre de poche, traduit de l’anglais par Jean-Michel Alamagny
Crime (1956), Meyer Levin, éd. Phébus libretto, traduit de l’anglais par Magdeleine Paz (1996)
►►L'Atelier
par Vincent Josse - 34'
L'Atelier de Marilù Marini
Les bonnesUne pièce de Jean Genet, montée par Jacques Vincey, avec Marilù Marini , Myrto Procopiou , et Hélène Alexandridis.
Du 13 janvier au 4 février 2012, à l'Athénée - Théâtre Louis Jouvet à Paris.
France culture - Samedi 07/01/2012
►►Carnet nomade
par Colette Fellous - 59'
Le geste et la mémoire
Invité(s) : Pierre Alechinsky pour "Logogrammes" de Christian Dotrement, catalogue de l'exposition publié par leCentre Pompidou, Cabinet d'art graphiqueJacques Ninio pour "Au coeur de la mémoire", Editions Odile Jacob
C'est avec deux grands invités que j'aimerais ouvrir cette nouvelle année, avec d'abord le peintre Pierre Alechinsky qui nous conduira dans l'exposition des "Logogrammes" de Christian Dotremont qui était au Cabinet d'art graphique du Centre Pompidou, et dans un second temps, avec le biologiste Jacques Ninio qui nous racontera ses dernières recherches autour du fonctionnement de la mémoire et des circulations très énigmatiques que trace un mot ou un souvenir quand il chemine d'un lieu à un autre dans le cerveau....
Thème(s) : Littérature| Biologie| Poésie| Peinture| mémoire
Christian Dotremont : Logogrammes
de Christian Briend
Christian Dotremont
Editions du Centre Pompidou, 2011
Présentation de l'éditeurPrésentation de logogrammes de l'artiste et poète belge, cofondateur du mouvement Cobra
Au coeur de la mémoire
de Jacques Ninio
Odile Jacob, 2011
Présentation de l'éditeur : Nous savons expliquer assez simplement le fonctionnement de la cellule vivante en partant de l'ADN, mais qu'en est-il de la mémoire ? Sera-t-elle réductible, pour les générations futures, à des mécanismes simples et intuitifs ?
Avec la patience et l'humilité d'un Mendel croissant des variétés de pois, Jacques Ninio s'est livré pendant des années à des centaines de milliers d'épreuves de mémoire visuelle qui lui permettent aujourd'hui de proposer un modèle inédit du fonctionnement de la mémoire.
Émaillé de dialogues familiers, ce livre à l'esprit ludique déplace notre attention de l'habituel : pourquoi j'oublie ?, vers l'énigme véritable : qu'est-ce qui me fait soudain penser à ceci ou à cela ?
En supplément, le lecteur naviguera en liberté dans un cahier de photographies souvent insolites. À lui d'aller librement d'une image à l'autre et de se poser des questions sur les liens entre l'image repérée dans une page et celle qui lui ressemble dans une autre.
La traversée de la France à la nage
de Pierre Patrolin
P.O.L, 2012
Présentation de l'éditeur : Pierre Patrolin dit qu'en imaginant écrire La Traversée de la France à la nage, il a immédiatement compris qu'il allait entreprendre à la fois un authentique récit de voyage, imprévisible et véridique, et un véritable roman d'aventures, dont le héros ne saurait sortir indemne.
Il franchit des barrages, il dévale malgré lui des rapides, il nage sous le sabot des vaches. Il s'écarte des routes : le propre de la nature de l'eau, des fleuves et des ruisseaux, c'est d'atteindre avec obstination le point le plus bas possible. De s'enfoncer dans le sol pour s'inscrire au creux du paysage. Au plus profond du paysage. Cette pente naturelle emporte donc le personnage qui décide de s'y soumettre, pour le conduire au hasard des plaines et des montagnes. Des villes aussi. Elle l'oblige surtout à un point de vue singulier.
Cette position définit le héros, nageur obstiné et indécis à la fois, entraîné par le flot vers des périls insoupçonnés, des rencontres, la découverte de berges ignorées, à Paris comme en Auvergne, elle détermine aussi une forme d'honnêteté de l'écriture, de précision du regard, rythmée par le mouvement de la brasse et la répétition des horizons. Avec la volonté de s'immerger dans la réalité du monde pour s'attacher à le décrire, à l'image des peintres quand ils choisissent de partir travailler sur le motif.
Finalement, Pierre Patrolin a écrit un récit où tous les paysages, les constructions, les animaux et surtout les personnages rencontrés au bord de l'eau sont, ou plutôt ont été réels. Sauf lui, dit-il encore. Et son baluchon... (P.O.L)
Carnet intime
de Zep
Gallimard, 2011
Présentation de l'éditeurDe Paris au Népal en passant par la Tanzanie, Zep ne cesse de dessiner ce qui l’entoure, et note au fil des pages ses impressions et réflexions du moment.
Les Patients de Freud : Destins
de Mikkel Borch-Jacobsen
Editions des Sciences humaines, 2011
Présentation de l'éditeur : Tout le monde connaît les personnages décrits par Freud dans ses récits de cas : « Elisabeth von R. », « Dora », l’« Homme aux rats », l’« Homme aux loups ». Mais connaît-on les personnes réelles qui se cachaient derrière ces pseudonymes fameux : Ilona Weiss, Ida Bauer, Ernst Lanzer, Sergius Pankejeff ?
Plus généralement, que sait-on de tous ces patients sur lesquels Freud n’a jamais rien écrit, ou si peu : Pauline Silberstein (qui se suicida en se jetant du haut de l’immeuble de son analyste), Olga Hönig (la mère du « petit Hans »), Elfriede Hirschfeld, l’architecte Karl Mayreder, Viktor von Dirsztay, l’héritière lesbienne Margarethe Csonka, le psychotique Carl Liebman, tant d’autres encore ?
Mikkel Borch-Jacobsen reconstitue ici avec précision leurs histoires parfois comiques, souvent tragiques, toujours saisissantes et émouvantes. Au total, trente et un destins qui souvent se croisent, trente et un portraits enlevés – de patients parfois inconnus jusqu’ici – qui nous en apprennent plus sur la pratique clinique effective de Freud que ses récits de cas. En arrière-fond, c’est tout un monde disparu, celui de la Vienne de la fin de l’Empire austro-hongrois, qui revit devant nous comme un dernier tour de valse.
►►Terre à terre
par Ruth Stégassy - 53'
Agroforesterie
Invité(s) : Alain Canet, directeur de l’association "Arbre et paysage 32", président de l’AFAF (association française d’agroforesterie) et Jack Delozzo, agriculteur agroforestier.Thème(s) : Information| Agriculture| Ecologie| Environnement
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Agroforesterie. Des arbres et des cultures
de Christian Dupraz et Fabien Liagre
Editions France Agricole,
Présentation de l'éditeur : Agroforesterie ? C'est le mélange, sur une même surface, d'arbres et de productions agricoles. Pourtant, depuis un siècle, les arbres ont été systématiquement retirés des parcelles agricoles, les cultures ont été intensifiées, le milieu a été artificialisé. Un retour des arbres dans les parcelles agricoles est-il encore possible ? Souhaitable ? Réaliste ? La première partie de cet ouvrage permet de comprendre le fonctionnement d'une parcelle agroforestière. Quelle est l'influence des arbres sur les cultures ? Comment les arbres peuvent-ils tirer partie de la présence des cultures ? Quels effets de ces associations sur le bilan hydrique, le cycle de l'azote, la fixation de carbone, la préservation de la biodiversité ? Et au final, l'agroforesterie, dans quelles conditions est-ce productif ? Rentable ? Dans la seconde partie, vous trouverez les conseils pour réussir votre projet agroforestier, de la plantation des arbres à leur récolte, du choix des espèces d'arbres et des cultures intercalaires à leur gestion quotidienne. Il y a mille agroforesteries possibles. Puisse cet ouvrage vous permettre d'inventer la votre.
De l'arbre au sol, les bois rameaux fragmentés
de Gilles Domenech
Eléa Asselineau
Rouergue, Rodez, 2007
Présentation de l'éditeur : L'utilisation des Bois Raméaux Fragmentés, communément appelés BRF, représente une véritable alternative pour l'agriculture de demain, en proposant une redécouverte du fonctionnement du sol basé sur le modèle de l'écosystème forestier.
Le processus naturel d'aggradation de la forêt, élaboré au cours de milliards d'années d'évolution du vivant, n'est pas intégré par l'humanité qui dégrade son environnement, et en particulier ses sols agricoles, par les actions conjuguées du labour, des engrais et des différents pesticides.
Les premières expérimentations réalisées avec les BRF sont apparues dans les années 1970 au Québec et leurs applications commencent à se développer en France. Longtemps considérée comme un déchet, la branche d'arbre devient un produit de haute valeur agronomique, écologique et sociale, et ouvre de nouvelles perspectives pour nourrir les sols. La valorisation des Bois Raméaux Fragmentés répond ainsi à plusieurs problèmes dommageables pour l'environnement : diminution de la biodiversité, épuisement des sols, incidences sur la sécheresse et la déforestation, désertification, pollution des nappes et des rivières par les engrais et pesticides...
Écrit par deux spécialistes parmi les premiers vulgarisateurs de l'utilisation des BRF en France, De l'arbre au sol - Les Bois Raméaux Fragmentés est un véritable plaidoyer pour le sol. Ce sol, si souvent considéré comme un simple support de cultures, et qui est en réalité un des écosystèmes les plus riches de la surface des continents. Ce livre propose également une réflexion sur la gestion de la ressource en BRF en replaçant l'arbre au centre de la problématique agricole.
Inventaire inédit de ce qui a été expérimenté dans le monde depuis les années 1970, cet ouvrage nous concerne tous. Il est pratique, clair et richement documenté. Ses nombreuses illustrations lui donnent une réelle dimension documentaire et pédagogique.
Le BRF vous connaissez ? : pour une (agri)culture du vivant
de Jacky Dupety
Ed. du Terran, Aspet (Haute-Garonne) , 2007
Présentation de l'éditeur : À l'heure où l'agriculture conventionnelle est dans une impasse, nombreux sont ceux qui recherchent des techniques alternatives durables...
Des techniques qui produisent en même temps de l'énergie (pas des carburants !) et de la nourriture...
Des techniques qui, tout en nourissant la plante, reconstituent les stocks de nutriments du sol...
Technique innovante mise au point au Québec, le bois raméal fragmenté, ou BRF est arrivé en Europe il y a moins de 10 ans... La technique réussit les deux défis énoncés ci-dessus.
Après 3 années d'expérimentation sur le cause du Lot, Jacky Dupéty est devenu un ambassadeur enthousiaste du BRF...
Il fait ici, le point de ses expériences et partage sans retenue, ses acquis, mais aussi ses doutes. Un premier pas vers ce qui paraît être aujourd'hui une vraie révolution verte... Un témoignage précieux pour tous ceux, nombreux, qui savent que le sol est vivant et veulent contribuer à redonner aux métiers de la Terre ses vraies raisons d'être...
►►Le Secret des sources
par Jean-Marc Four - 48'
Le journalisme santé a-t-il les moyens d'enquêter ?
Les "affaires" se multiplient en matière de santé: après Mediator et le laboratoire Servier, l'entreprise PIP et son dirigeant-roi de la vente, Jean-Claude Mas.Pour les journalistes et plus particulièrement les journalistes spécialisés, c'est le temps des questions et des remises en cause : pourquoi la dangerosité du Mediator a-t-elle été dénoncée par une revue indépendante, Prescrire, sans que la presse s'en soit fait l'écho ?
Y a-t-il une culture du silence dans le domaine de la santé ? Les journalistes sont-ils trop proches des labos ? Sont-ils manipulés ? Quelles sont les pressions de l'industrie pharmaceutique ? L'agence de sécurité sanitaire et le Ministère de la Santé sont-ils des sources fiables ?
Pour répondre à ces questions :
- Bruno Toussaint, rédacteur en chef de la revue Prescrire
- Anne Jouan, journaliste santé au Figaro
Invité(s) :
Anne Jouan, journaliste santé au quotidien Le Figaro
Bruno Toussaint, directeur de la rédaction de la revue indépendante Prescrire
Patrick Maurus, chercheur à l'Inalco / Spécialiste de la Corée
Frédéric Ojardias, journaliste à Séoul
Eric Chaverou, journaliste multimédia à la rédaction de France Culture
Thème(s) : Information| Asie| Médecine| Médias| Corée du Nord| Mediator| PIP
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Des amis
de Nam-Ryong Baek
Actes Sud, 2011
Présentation de l'éditeur : Des amis est un roman de l’écrivain d’origine ouvrière Baek Nam-Ryong. En Corée, il a rencontré un vaste succès au Nord, en raison sans doute de sa tonalité critique, ainsi qu’au Sud, tant il appartient à une démarche littéraire inédite. C’est le premier roman nord-coréen traduit en français. Baek propose une vision en prisme de la société nord-coréenne à travers le divorce d’un couple formé par une cantatrice et un ouvrier, qui provoque réflexions et interrogations chez tous ceux qu’il concerne. Si le mot “découverte” n’était pas galvaudé, il s’imposerait. Des amis est d’abord l’histoire d’un divorce, c’est-à-dire d’un acte social et non pas d’un problème de vie privée. Ici, il s’agit d’un héritage dans un pays où les problèmes de la famille élargie et du clan ont toujours été traités quasi publiquement. Lorsque Soon Hwi se présente devant le juge pour demander le divorce, elle sait qu’elle va provoquer un trouble, c’est-à-dire une faute sociale. Le travail du juge sera de peser le trouble provoqué par la dissension familiale contre celui qu’entraînerait un divorce. Ce faisant, son enquête va le mener à déterrer des injustices sociales. En cela le texte est politique, puisqu’il établit le diagnostic des problèmes et cherche à les expliquer selon une grille précise. Certaines pages de Des amis, très critiques contre les cadres, ont valu à Baek Nam-Ryong quelques déboires. Il s’en est sorti grâce à une intervention officielle, présentant au contraire son livre comme un modèle de critique constructive. Les dénonciations de l’arrivisme qu’il contient ne sont pas l’un des moindres intérêts de ce texte, qui ouvre une première fenêtre sur la vie quotidienne en rpdc (République populaire démocratique de Corée), via les vagues provoquées par la demande en divorce. La leçon est assez claire : il y a des voyous, des parasites et des lèche-bottes, mais le régime est fondamentalement bon. Les problèmes de la société sont explicables non par la société elle-même mais par ceux qui n’en respectent pas les règles. D’où l’hypocrisie dont font preuve les voyous pour échapper aux devoirs confiés par le Parti et s’approprier le travail des autres. On peut être en désaccord avec l’auteur, si d’aventure on estime en savoir assez sur son pays, mais lui-même insiste fortement sur les bienfaits du régime pour un écrivain comme lui, et il est persuadé qu’ailleurs, il n’aurait pas pu quitter sa condition pour se mettre à écrire
►►Répliques
par Alain Finkielkraut - 52'
Les livres pour patrie
Invité(s) : Mona Ozouf, directeur de recherche au C.N.R.S., auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution française, la République et la littérature.Thème(s) : Idées| Littérature| Mona Ozouf
La cause des livres
de Mona Ozouf
Gallimard, 2011
Présentation de l'éditeur : « J’ai réuni dans ce livre des articles que, pendant quarante ans, j’ai donnés au Nouvel Observateur.
C’est une actualité littéraire fantasque qui les a souvent inspirés et les figures imposées du journal qui en ont dicté la forme : une brocante où le hasard semble avoir plus à dire que la nécessité. Et pourtant, cette promenade buissonnière à travers les livres dessine peu à peu un itinéraire familier. On trouvera ici les aveux du roman, les mots des femmes, l’ombre portée de la Révolution sur les passions françaises et un tableau de la France et des Français où l’on voit une diversité obstinée tenir tête à la souveraine unité de la nation.
Ces rencontres d’occasion avec les oeuvres et les figures du passé me renvoient donc à mes goûts et à mes attaches. Je n’ai pas de peine à retrouver en elles des voix amicales et des présences consolantes. J’y vois aussi surgir l’événement intempestif, la rencontre inattendue, la surprise des sentiments. La littérature et l’histoire, sur la chaine usée des destinées humaines, n’ont jamais fini de broder les motifs de la complexité humaine.
Telle est la cause des livres ». (Mona Ozouf)
Composition française : retour sur une enfance bretonne
de Mona Ozouf
Gallimard, 2010
Présentation de l'éditeur : Retour sur une enfance bretonne
La France a toujours vécu d'une tension entre l'esprit national et le génie des pays qui la composent, entre l'universel et le particulier. Mona Ozouf se souvient l'avoir ressentie au cours d'une enfance bretonne. Dans un territoire exigu et clos, entre école, église et maison, il fallait vivre avec trois lots de croyances disparates. À la maison, tout parlait de l'appartenance à la Bretagne.
L'école, elle, professait l'indifférence aux identités locales.
Quant à l'église, la foi qu'elle enseignait contredisait celle de l'école comme celle de la maison.
En faisant revivre ces croyances désaccordées, Mona Ozouf retrouve des questions qui n'ont rien perdu de leur acuité. Pourquoi la France a-t-elle toujours ressenti la pluralité comme une menace ? Faut-il opposer un républicanisme attaché à l'universel et des particularismes invariablement jugés rétrogrades ? Comment vivre heureusement la « composition française » ?
L'école, l'Eglise et la République : 1874-1914
de Mona Ozouf
POINTS, 2007
Présentation de l'éditeur : De 1871 à 1914, l'Église et la République livrent une bataille passionnée autour de la «question scolaire». Dès qu'il s'agit de l'école, les partis politiques retrouvent leurs très anciennes lignes de clivage : les partisans de l'école laïque sont sommés de se soumettre à la discipline «républicaine», en se désistant pour le candidat laïque le mieux placé, l'attachement à «l'école de la République» devant faire taire les autres divergences. À l'opposé, la nostalgie de la loi Falloux et la revendication de la «liberté d'enseignement» cimentent les partis conservateurs. Le problème scolaire a engendré ses mythes et ses symboles : le personnage de l'instituteur dépeint comme un républicain épris de progrès, l'antagonisme de l'instituteur et du curé présenté comme un trait caractéristique de la vie quotidienne française. C'est à travers ces images que se perpétuent, jusqu'à nous, les débats scolaires de la IIIe République.
Un troussage de domestique
Coordonné par Christine Delphy
Ed. Syllepse, 2011
Présentation de l'éditeur : Ce livre s’adresse à un large public, celui qui a suivi l’« affaire DSK ». Son sujet n’est pas l’affaire judiciaire (qui ne fait que commencer). Il ne traite pas non plus des agressions sexuelles. Son sujet est le sexisme comme idéologie rationalisant les atteintes aux droits des femmes. Il analyse les réactions à l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York le 14 mai 2011, puis à son inculpation. Ces réactions, qui ont été majoritairement celles de ses amis politiques, révèlent en fait l’attitude de la majorité des hommes politiques et journalistes français. Ceux-ci ont commencé par déclarer qu’il ne pouvait en aucun cas être coupable des faits qui lui sont reprochés, parce qu’il en serait incapable. Ils ont exprimé une incrédulité totale quant à la possibilité même du crime et ont comparé la situation faite à DSK à un véritable calvaire. La possibilité même du crime a été déniée : soit parce que l’accusation du procureur était fausse – ce qui revenait à dire que la femme de chambre qui l’avait dénoncé mentait –, soit parce qu’aux USA on confond sexualité et crime.
Son inculpation a été présentée comme l’effet du puritanisme qui refuse tout ce qui est sexuel. La contrainte impliquée par le viol a été niée, euphémisée ou minimisée. Politiques et journalistes ont fait passer le caractère sexuel des faits reprochés à DSK dans la case de la « vie privée », qui ne regarde pas la justice, des « moeurs » et des choix personnels qui ne regardent pas la loi. Les féministes auteures de ce livre mettent en cause ces propos qui assimilent le viol à la vie privée, au libertinage, à la liberté sexuelle. Elles affirment que la présomption de véracité de la victime « présumée » doit être tout autant préservée que la « présomption d’innocence » du suspect. Que le viol existe, et que le consentement des deux parties n’est pas un ornement dont on peut se passer, une cerise sur le gâteau, mais la ligne de partage entre un acte licite et un acte criminel.
Enfin, les auteures se demandent si ces propos ne révèlent pas un refus, de la part de la société française, de la loi française, pour laquelle cette ligne de partage est aussi fondamentale que pour la loi états-unienne
►►Concordance des temps
par Jean-Noël Jeanneney - 58'
Les Japonais et la nature
Invité(s) : Pierre-François Souyri, historien, spécialiste du Japon ancien et contemporainRediffusion de l'émission du 9 juillet 2011.
"L'effroyable catastrophe qui vient de frapper le Japon, le 11 mars dernier, un tremblement de terre ravageur, le plus puissant depuis 140 ans, suivi d'un tsunami meurtrier, qui a dévasté le littoral Pacifique sur 600 kilomètres, et a démantibulé, à tous risques, la centrale nucléaire de Fukushima, ces événements terribles ont maintenant quitté la première page des journaux, selon la loi impitoyable de l'information. Ils sont pourtant loin, chacun le ressent, d'avoir épuisé leurs conséquences et ils appellent, avec le recul de quelques mois, une réflexion sur ce que la réaction d'un peuple blessé de pareille façon peut révéler quant à son originalité, ses réactions collectives, l'image enfin de lui-même qu'il entretient de génération en génération.
L'angle que cette émission va privilégier, et qu'impose spécialement la longue durée, est celui des relations des Japonais avec la nature, une nature qu'ils semblent avoir tout à la fois tellement révérée et tellement ravagée. Comment douter que cette ambivalence, éclatante au cœur de l'actualité, renseigne sur les équilibres de leur société : équilibres économiques, religieux, affectifs, esthétiques et naturellement politiques ?
Pierre-François Souyri, qui enseigne l'histoire du Japon à l'Université de Genève, ancien directeur de la Maison franco-japonaise de Tokyo, va nous guider dans cette exploration et nous protéger, j'en suis sûr, contre les effets trompeurs d'une fascination nourrie de clichés ordinaires."
Thème(s) : Histoire| 19e siècle| 20e siècle| Claudel| Japon| Kawabata| tremblement de terre| tsunami
Nouvelle histoire du Japon
de Pierre-François Souyri
Perrin, 2010
Présentation de l'éditeur : Une étude consacrée aux différents aspects de la société et de l'histoire japonaises depuis la préhistoire : qui sont les Japonais ? comment cette société s'est-elle constituée ? Comment a-t-elle constitué son unité ? L'auteur aborde également les rapports entre le Japon et la Chine, la défaite de l'Empire en 1945 en tenant compte des derniers développements historiographiques.
Le Japon des Japonais
de Philippe Pons et Pierre-François Souyri
L. Levi, Paris. Collection L'autre guide, 2007
Présentation de l'éditeur : Lorsque vous voyagez, vous vous posez mille questions sur les habitants du lieu que vous visitez, sur leur façon de vivre, sur leurs règles de conduite, sur leurs particularités ? L'Autre guide est alors pour vous ! Il ne vous fera découvrir ni les villes, ni les monuments, ni les oeuvres d'art... juste les hommes et les femmes, ces grands inconnus de vos voyages. Le Japon ? moderne sans être occidental, performant sans être matérialiste. Et aussi, au-delà d'un certain formalisme, chaleureux, truculent et bon enfant.
Grâce à ce guide, vous pourrez commencer à comprendre
►►L'Economie en questions
par Dominique Rousset - 58'
Bilan de l'année 2011 et quelles perspectives pour 2012 ?
Invité(s) : Philippe MartinDominique Plihon, professeur d'économie financière à l'Université Paris XIII et président du Conseil scientifique d'Attac France
André Cartapanis
Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII
Bilan de l'année 2011 et quelles perspectives pour 2012 ?
- France : désindustrialisation, emploi, travail, chômage...
Etude Trendeo :
http://www.trendeo.net/2011/12/28/desindustrialisation-les-fermetures-dusines-en-france-2009-2011/
- Crise de la zone euro
- Situation internationale, le G20...
Thème(s) : Information| Economie| Crise| Finance
►►On ne parle pas la bouche pleine !
par Alain Kruger - 28'
Entrez, il y a des dieux aussi dans la cuisine !
Invité(s) : Charles Pépin, philosophe.Thème(s) : Arts & Spectacles| Gastronomie
Les philosophes sur le divan: les trois patients du Dr Freud: essai
de Charles Pépin
J'ai lu, 2010
Présentation de l'éditeur : Quand Platon, Kant et Sartre s'allongent sur le divan de Freud, les questions les plus essentielles de la philosophie surgissent sous un jour inédit. En choisissant d'incarner ces philosophes, Charles Pépin nous entraîne dans un passionnant voyage, ludique et romanesque, où leurs idées sont abordées à partir de leur vécu et de leurs émotions. Où les systèmes philosophiques apparaissent comme indissociables des obsessions de leurs auteurs : l'idéalisme pour Platon, le devoir pour Kant, le regard des autres chez Sartre. Des questionnements qui ressemblent aux nôtres, tant ils dessinent en creux le portrait de l'homme occidental.
Ceci n'est pas un manuel de philosophie
de Charles Pépin
Flammarion, 2010
Présentation de l'éditeur : Ce livre s'adresse aux bacheliers et aux non bacheliers. Pour chacun des cinq grands thèmes (le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale), les 23 notions du programme sont déclinées à travers un texte simple qui pose une question transversale, un bêtisier avec les contresens les plus courants et une réponse détaillée aux trois questions le plus souvent posées sur ce thème.
La planète des sages : encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies
de Charles Pépin
Avec Jul. Dargaud, 2001
Présentation de l'éditeur : Jul, l'auteur de Silex and the City, s'attaque à la philosophie avec la complicité de Charles Pépin, journaliste et universitaire, dans une encyclopédie savante et atypique. Actuelle, décalée , elle propose deux approches : celle, humoristique et irrésistible, de Jul et celle, analytique et pédagogique, de Charles Pépin. Ensemble, les deux auteurs ressuscitent et rendent accessibles les découvertes et les parcours de presque tous les penseurs qui ont fait la philosophie depuis trois mille ans. Jul illustre la pensée de chaque philosophe à travers des situations surréalistes et comiques, Charles Pépin rédige des « fiches » encyclopédiques limpides et malicieuses qui éclairent la réflexion de manière rigoureuse.
►►La Rumeur du monde
par Jean-Marie Colombani, Jean-Claude Casanova - 42'
SUJET
Invité(s) : Alain Frachon, directeur de la rédaction du journal "Le Monde".Daniel Vernet
Avec Alain Frachon, Directeur de la rédaction du journal Le Monde Et Daniel Vernet, journaliste, ancien directeur de la rédaction du Monde et spécialiste des relations internationales. Il contribue aux sites d'information Boulevard Extérieur et à Slate.fr. Il a récemment publié La Théorie du Complot. Une Histoire américaine (Editions Alphée, 2011) et 1989-2009, Les tribulations de la liberté (Buchet Chastel).
Thème(s) : Idées| Débat| Politique| Politique internationale
La Théorie du Complot. Une Histoire américaine
de Daniel Vernet
Editions Alphée, 2011
Présentation de l'éditeur : Le mensonge d'État est une manière de gouverner, pratiquée et parfois justifiée par de nombreux officiels américains, y compris des présidents. L'auteur nous montre à travers l'histoire des USA combien ce procédé est récurrent depuis le déclenchement de la guerre du Mexique au Nixe siècle, jusqu'à celui de la " Guerre " de Bush fils au XXIe siècle ! En spécialiste de la politique internationale il nous dévoile comment sont parfois présentés les événements, en les auréolant d'un mythe, au mépris de leur véritable réalité. Ainsi l'accord de Yalta supposé marquer l'aboutissement des principes des Pères fondateurs appliqués à la politique internationale, alors qu'en réalité, il ouvre la voie à un monde coupé en deux blocs idéologiques et militaires. Sont évoqués la persécution des " China Hands " par les maccarthystes, l'affaire de la baie des Cochons masquant un accord secret entre Kennedy et Krouchtchev, les faux incidents du golfe du Tonkin qui, en août 1964, serviront de justification à l'extension de la guerre du Vietnam, l'irangate, sans doute l'opération de politique extérieure la plus spectaculaire des deux mandats de Ronald Reagan, jusqu'au lancement de la guerre en Irak par Bush junior pour terminer le travail de son père, et sous prétexte d'armes de destruction massive. Toutes ces affaires ont été montées en marge de toute légalité, et ont impliqué les plus hautes autorités américaines dans une entreprise systématique de mensonge.
1989-2009, Les tribulations de la liberté
de Daniel Vernet
Buchet Chastel
Présentation de l'éditeur : Que reste-t-il du formidable élan d'espoir et de joie soulevé par la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989 ? Depuis 1961, le Mur et le rideau de fer symbolisaient un partage du monde entre deux blocs idéologiques hostiles, si bien que les images des retrouvailles des Allemands de l'Est et de l'Ouest ont eu un parfum de réconciliation mondiale. Qu'en est-il, vingt ans plus tard, du " nouvel ordre mondial " alors entrevu ? L'Allemagne s'est réunifiée, l'Europe s'est élargie, mais la " fin de l'histoire " a basculé dans le désordre planétaire. Les Etats-Unis ont fait l'expérience cruelle des limites de la puissance et du prix du volontarisme militaro-politique. La Russie illustre tristement les difficultés de la sortie du communisme et le Proche-Orient reste en ébullition... La Chine et l'Inde ont fait irruption sur la scène économique mondiale. Et, en 2008, une crise financière aussi violente que celle de 1929 a ébranlé le capitalisme. Alors que l'élection de Barack Obama redore l'image de l'Amérique, l'Europe, espace de paix et de compromis politiques, pourrait-elle, malgré sa faiblesse, offrir un modèle modeste pour le monde " postmoderne " qu'annonçait l'effondrement du bloc soviétique ?
►►La Suite dans les idées
par Sylvain Bourmeau - 28'
Esther Duflo : "Repenser la pauvreté"
Invité(s) : Esther DufloThème(s) : Idées| Economie| Pauvreté
Repenser la pauvreté
de Abhijit V. Banerjee
Esther Duflo
Seuil, 2012
Présentation de l'éditeur : Entre promotion du marché et assistance, les solutions imaginées par les économistes pour lutter contre la pauvreté n'ont pas produit les miracles attendus. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories plutôt qu'au caractère écrasant de la tâche ?C'est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l'habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. Plutôt que de s'interroger sur la cause ultime de la pauvreté, ils se sont intéressés aux choix qu'opèrent les pauvres en matière de consommation, de mode de vie et d'éducation afin de tester expérimentalement l'efficacité des méthodes préconisées pour améliorer leur sort. Faut-il distribuer gratuitement de la nourriture aux quelque 800 millions de personnes qui vivent avec l'équivalent ou moins de un dollar par jour ? Vaut-il mieux donner ou vendre les moustiquaires qui protègent du paludisme ? La microfinance est-elle le remède espéré pour sortir des " pièges de la pauvreté " ?À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.
Le développement humain (Lutter contre la pauvreté I)
Esther Duflo
Seuil, 2010
Présentation de l'éditeur : Nul ne conteste que la santé et l'éducation constituent des priorités absolues. Mais la situation actuelle n'incite pas a l'optimisme : neuf millions d'enfants meurent chaque année avant l'âge de cinq ans de maladies que l'on sait guérir et, en Inde, la moitié des enfants scolarisés ne sait pas lire. Pour remédier à cet état de fait, Esther Duflo évalue localement et concrètement les programmes de lutte contre la pauvreté, à l'aide d'une méthode révolutionnaire : l'expérimentation aléatoire. De l'Inde au Malawi, du Kenya au Mexique, cette méthode permet de répondre à de nombreuses questions : comment rendre plus efficaces les campagnes de vaccination ? Comment améliorer l'instruction des enfants à moindre coût ? Comment lutter contre l'absentéisme des enseignants et des infirmières ? La santé et l'éducation sont les préalables non seulement au bien-être social, mais aussi à la liberté : ce livre montre comment les faire progresser de manière décisive.
La politique de l'autonomie (Lutter contre la pauvreté II)
de Esther Duflo
Seuil, 2010
Présentation de l'éditeur : " Rendre aux pauvres la lutte contre la pauvreté. " Telle est aujourd'hui la devise de nombreux acteurs nationaux et internationaux, soucieux de responsabiliser les pauvres en leur donnant les moyens de l'autonomie. Mais, avant d'opter pour tel ou tel programme, il faut en mesurer l'efficacité. Le microcrédit est-il cette solution miracle grâce à laquelle le paysan misérable du Bangladesh pourra s'enrichir ? Les conseils de village, en Inde ou en Afrique, permettent-ils vraiment aux communautés de prendre leur destin en mains ? En étudiant la situation sur le terrain, Esther Duflo démontre les naïvetés et les approximations d'un discours qui entend tout miser sur l'initiative des pauvres. Car ni la microfinance ni la gouvernance locale ne peuvent remplacer des politiques publiques visant à créer des services de santé, à garantir l'offre éducative, à construire des infrastructures, à lutter contre la corruption. Expérimenter sans relâche pour améliorer concrètement la vie des pauvres : c'est ainsi que la vie civique pourra s'épanouir dans les pays en voie de développement.
►►Une vie, une oeuvre
par Matthieu Garrigou-Lagrange - 58'
Pierre Bourdieu (1930 - 2002)
Invité(s) :Luc Boltanski, sociologue, EHESS
Robert Castel, sociologue, EHESS
Philippe Coulangeon, sociologue de la culture, CNRS
Annick Coupé, syndicaliste, déléguée générale de l'union syndicale "Solidaires"
Thomas Ferenczy, journaliste, ex-Médiateur du "Monde"
André Miquel, professeur honoraire au Collège de France
Gisèle Sapiro, sociologue, directrice du Centre de Sociologie Européenne.
Tassadit Yassine, anthropologue
"Le 23 avril 1982, Pierre Bourdieu prononce sa leçon inaugurale au Collège de France. C'est l'aboutissement d'une carrière universitaire exemplaire pour le sociologue.
Avec des livres majeurs comme Les Héritiers (1964), La Reproduction (1970), la Distinction (1979) ou le Sens pratique (1980), il s'est imposé comme une figure intellectuelle majeure en France.
C'est aussi une figure très contestée : ses théories et sa position de sociologue critique, engagé au coté des "dominés" trouvent de nombreux opposants.
Pierre Bourdieu n'est pas consensuel et le sera encore moins dans les années 90 quand il multiplie les prises de positions publiques contre le néo-libéralisme et pour les mouvements sociaux contestataires.
10 ans après sa mort, son influence dans le champ de la sociologie ne se dément pas. L'occasion d'un retour sur sa vie et son œuvre:
Thème(s) : Arts & Spectacles| Sociologie| Société
Les héritiers : les étudiants et la culture
de Pierre Bourdieu, Jean-Claude Passeron
Minuit / le Sens Commun,
Présentation de l'éditeur : Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en " dons " personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social
La reproduction : éléments d'une théorie du système d'enseignement
de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron
Minuit, Paris,
Présentation de l'éditeur : Cet ouvrage présente la synthèse théorique de recherches dont le livre Les héritiers, en 1964, marquait la première étape. A partir de travaux empiriques sur le rapport pédagogique, sur l'usage lettré ou mondain de la langue et de la culture universitaires et sur les effets économiques et symboliques de l'examen et du diplôme, se construit une théorie générale des actions de violence symbolique et des conditions sociales de la dissimulation de cette violence. En explicitant les conditions sociales du rapport d'imposition symbolique, cette théorie définit les limites méthodologiques des analyses qui, sous l'influence cumulée de la linguistique, de la cybernétique et de la psychanalyse, tendent à réduire les rapports sociaux à de purs rapports symboliques.
L'Ecole produit des illusions dont les effets sont loin d'être illusoires : ainsi, l'illusion de l'indépendance et de la neutralité scolaires est au principe de la contribution la plus spécifique que l'Ecole apporte à la reproduction de l'ordre établi. Par suite, essayer de mettre au jour les lois selon lesquelles elle reproduit la structure de la distribution du capital culturel, c'est non seulement se donner le moyen de comprendre complètement les contradictions qui affectent aujourd'hui les systèmes d'enseignement, mais encore contribuer à une théorie de la pratique qui, constituant les agents comme produits des structures, reproducteurs des structures, échappe aussi bien au subjectivisme de la liberté créatrice qu'à l'objectivisme pan-structuraliste.
La distinction : critique sociale du jugement
de Pierre Bourdieu
Minuit - Collection : Le sens commun,
Présentation de l'éditeur : Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques (« la classe ») conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie.
On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique « vulgaire » des critiques « pures », qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture.
L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni vérifiable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du « mode de production » et du « prolétariat » ou des « rôles » et des « attitudes » de la « lower middle class », il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire
Les métamorphoses de la distinction : inégalités culturelles dans la France aujourd'hui
de Philippe Coulangeon
Grasset, 2011
Présentation de l'éditeur : L'auteur se penche sur l'articulation contemporaine des composantes culturelles et économiques de la structure des inégalités en France. Une étude du rôle de la culture dans la structuration des rapports de classe.
Sur l'Etat : cours au Collège de France (1989-1992)
de Pierre Bourdieu
Seuil, Paris - Raisons d'agir éditions, Paris, 2012
Présentation de l'éditeur : Transversale à l'oeuvre de Pierre Bourdieu, la question de l'Etat n'a pu faire l'objet du livre qui devait en unifier la théorie. Or celle-ci fournit à bien des égards la clé d'intégration de l'ensemble de ses recherches. Etudier cet " objet impensable ", c'est en effet appréhender le lieu d'où, dans les sociétés modernes, tous les pouvoirs tirent en dernière instance leur légitimité et leur autorité. Dévoilant les illusions de la " pensée d'Etat ", vouée à entretenir la croyance en un principe de gouvernement orienté vers le bien commun, comme celles de l'" humeur anti-institutionnelle ", qui résume la construction d'un appareil bureaucratique à une fonction de maintien de l'ordre social, Pierre Bourdieu montre que cette " fiction collective " aux effets bien réels est à la fois le produit, l'enjeu et l'espace ultimes de toutes les luttes d'intérêts. Mais, à rebours de sa réputation de théoricien ardu, cette transcription donne aussi à lire un " autre Bourdieu ", d'autant plus concret et pédagogue qu'il livre sa pensée en cours d'élaboration. A l'heure où la crise financière permet à des instances supranationales de hâter le basculement du rapport de force et de condamner, au mépris des démocraties, les services publics au démantèlement, cet ouvrage apporte enfin les instruments critiques nécessaires pour assumer, en toute lucidité, un rôle de citoyen.
La production de l'idéologie dominante
de Pierre Bourdieu et Luc Boltanski
Demopolis, Paris, 2008
Présentation de l'éditeur : L'idéologie dominante est l'idéologie des dominants. Elle s'impose socialement comme une évidence légitime fondée jadis sur la propriété, hier sur la compétence, aujourd'hui sur le mérite. Selon une logique circulaire implacable, elle contribue à reproduire l'ordre social en faisant des propriétés sociales des dominants le fondement légitime de la domination.
Pour contrer le discours de la fin des idéologies, de la disparition des classes et des intérêts de classes, il faut démontrer la philosophie sociale dominante dans le champ du pouvoir. Ecrit il y a une trentaine d'années à propos de la France de Giscard, ce texte, à la fois politique et scientifique, fournit les outils nécessaires à un tel démontage pour peu qu'on veuille l'appliquer à la France de Sarkozy.
De la critique : précis de sociologie de l'émancipation
de Luc Boltanski
Gallimard, 2009
Présentation de l'éditeur : Le rapport que la sociologie entretient avec la critique sociale n'a cessé de hanter cette discipline depuis les origines. La sociologie doit-elle être mise au service d'une critique de la société, ce qui suppose de rendre compatibles description et critique ? La critique détourne-t-elle la sociologie de son projet scientifique ou en est-elle la finalité sans laquelle la sociologie ne serait qu'une activité vaine, détachée des préoccupations que nourrissent les personnes en société ? Cette question a déterminé les couples d'oppositions fondateurs - entre faits et valeurs, idéologie et science, déterminisme et autonomie, structure et action, approches macro et micro sociales, explication et interprétation, etc. Elle dicte deux des principaux programmes qui aujourd'hui configurent la discipline : la sociologie critique des années 1970, particulièrement dans la forme que lui a donnée, en France, Pierre Bourdieu ; la sociologie pragmatique de la critique, développée dans les années 1980-1990.
Dans la sociologie critique, la description en termes de rapports de forces met l'accent sur la puissance des mécanismes d'oppression, sur la façon dont les opprimés les subissent passivement, allant, dans leur aliénation, jusqu'à adopter les valeurs, intériorisées sous la forme d'idéologies, qui les asservissent.
La sociologie pragmatique décrit les actions d'hommes révoltés mais dotés de raison, porte l'accent sur leur capacité, dans certaines conditions historiques, à se lever contre leur domination, à forger des interprétations nouvelles de la réalité au service d'une activité critique.
Luc Boltanski propose ici un cadre permettant d'articuler ces deux approches, apparemment antagoniques - l'une déterministe et réservant le beau rôle à la science éclairante du sociologue, l'autre soucieuse de se tenir au plus près de ce que disent et font les personnes. Ce travail d'unification le conduit à réélaborer des notions centrales pour la sociologie comme celles de pratique, d'institution, de critique et, finalement, de « réalité sociale ». Il a pour ambition de contribuer au renouvellement actuel des pratiques de l'émancipation.
Raisons pratiques : sur la théorie de l'action
de Pierre Bourdieu
Seuil, 1996
Présentation de l'éditeur : Ce livre présente la théorie anthropologique que Pierre Bourdieu a dû construire pour fonder sa recherche scientifique. Qu'il prenne à revers, pour mieux les résoudre ou les dissoudre, les problèmes que les philosophes «structuralistes» se sont posés, comme celui du «sujet» de l'action, ou qu'il mette à l'épreuve les analyses de Strawson, Austin, Wittgenstein, Kripke - ou des philosophes, classiques, délibérément convoqués à contre-emploi -, le sociologue, bien qu'il se défende de «faire le philosophe», traite de manière tout à fait nouvelle un certain nombre de questions philosophiques essentielles. Et l'épure conceptuelle que dégage le commentaire rétrospectif fait apparaître sous un jour totalement nouveau une des œuvres les plus importantes de notre temps.
La montée des incertitudes
de Robert Castel
Seuil, 2009
Présentation de l'éditeur : Les mutations du travail ont des effets sociaux et anthropologiques très profonds. Elles bouleversent l'identité des individus et fragilisent la cohésion sociale. Comment doit se redéployer, dans ces conditions, l'Etat social ? Réformes libérales ou réformes de gauche ?
Comme toujours, dans ses analyses de la question sociale, l'auteur croise les regards et les interrogations. Il montre les conséquences diverses et multiples des transformations du travail, à la fois pour la vie des individus menacés de désaffiliation et pour la vie collective, la reconfiguration des rapports de classe, l'effritement de la propriété sociale. Partout naît et se renforce une insécurité sociale aux visages multiples, parfois contradictoires. Il faut donc repenser la protection sociale dans une «société des individus», ce qui contraint l'Etat à redéfinir son rôle et le droit du travail à redéfinir ses principes. Autrement dit, forcément intervient le politique. Mais dans quel sens ? Et d'abord, pourquoi choisir encore l'«Etat social» ?
Le parcours proposé par Robert Castel allie, comme toujours, limpidité et acuité du regard. Il s'apparente à un véritable «traité du social», repensé et actualisé pour répondre aux défis posés par la crise du travail et celle de l'Etat social qui en est la conséquence, dans une société de plus en plus individualisée
►►Projection privée
par Michel Ciment
SCédric Kahn
Le réalisateur Cédric Kahn pour son film « une vie meilleure » sorti le 4 janvier 2012Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma| Edition
►►Movimento
par Jeanne-Martine Vacher - 58'
MOVIMENTO : Sébastien Bertrand
Sébastien Bertrand : le bonheur en héritage...Invité(s) :
Sébastien Bertrand, musicien
Catherine Dolto-Tolitch, médecin
Une première mission de l'année porteuse d'espoir et d'une belle histoire de vie, celle de Sébastien Bertrand le fils d'une famille vendéenne tout entière vouée au collectage et la recherche des traditions musicales locales. Depuis plusieurs générations, ces traditions font partie intégrante du quotidien familial.
Thème(s) : THEMES
Chemin de la Belle Etoile
de Yannick Jaulin et Sébastien Bertrand
Préface de Catherine Dolto. Traduit par Boutros Rouhana
L'Atelier du Cèdre, 2011
Présentation de l'éditeur : Mars 2008, avec Yannick Jaulin, Sébastien Bertrand revient au Liban pour la première fois depuis son adoption il y a 35 ans. Un an plus tard le spectacle Chemin de la Belle Etoile est créé et rencontre un succès immédiat. Yannick Jaulin et Sébastien Bertrand, auteurs du texte, ont décidé de l’éditer pour permettre au public d’approcher différemment un monologue qui se lit avec autant de plaisir qu’il s’écoute. Une bouffée d’émotion, un moment de bonheur !
►►Le Carnet d'or
par Augustin Trapenard - 58'
Page 19 - Carnets
Invité(s) :Annie Ernaux, écrivain
Pierre Bergounioux
Belinda Cannone, docteur en littérature comparée, romancière et essayiste
Thème(s) : Littérature| Littérature Contemporaine| Littérature Française
Ecrire la vie
de Annie Ernaux
Gallimard, 2011
Présentation de l'éditeur : « Écrire n 'est pas pour moi un substitut de l'amour, mais quelque chose de plus que l'amour ou que la vie. »
15 janvier 1963
« Cette sensation terrible, toujours, d'être à la recherche de l'écriture " inconnue ", comme cela m'arrive de désirer une nourriture inconnue. Et je vois le temps passer, nécessité d'écrire contre le temps, la vieillesse. »
3 août 1990
« Écrire la vie. Non pas ma vie, ni sa vie, ni même une vie. La vie, avec ses contenus qui sont les mêmes pour tous mais que l'on éprouve de façon individuelle : le corps, l'éducation, l'appartenance et la condition sexuelles, la trajectoire sociale, l'existence des autres, la maladie, le deuil. Je n'ai pas cherché à m'écrire, à faire oeuvre de ma vie :je me suis servie d'elle, des événements, généralement ordinaires, qui l'ont traversée, des situations et des sentiments qu'il m'a été donné de connaître, comme d'une matière à explorer pour saisir et mettre au jour quelque chose de l'ordre d'une vérité sensible. »
juillet 2011
Carnet de notes, 2001 - 2010
de Pierre Bergounioux
Verdier, 2011
Présentation de l'éditeur : « Pour des raisons qui touchent à mes origines, à ma destinée, j’ai ressenti le besoin d’y voir clair dans cette vie. La littérature m’est apparue comme le mode d’investigation et d’expression le moins inapproprié. Elle est porteuse, comme l’histoire, comme la philosophie, comme les sciences humaines, d’une visée explicative, donc libératrice. Elle peut descendre à des détails que les discours rigoureux ne sauraient prendre en compte parce qu’il n’est de science que du général.
Les notes quotidiennes ne diffèrent pas, dans le principe, de ce que j’ai pu écrire ailleurs. Les autres livres se rapportent aux lieux, aux jours du passé, le Carnet à l’heure qu’il est, au présent. »
P. B.
Ce journal, qui couvre la première décennie du vingt et unième siècle, constitue le troisième volume des Carnets de notes de Pierre Bergounioux
La Chair du temps
de Belinda Cannone
Stock, 2011
Présentation de l'éditeur : « Le 11 mars 2011, lorsque je suis revenue dans ma maison des champs, j’ai découvert que des cambrioleurs étaient passés et qu’ils avaient emporté deux grandes malles dans lesquelles j’avais rangé tout mon passé : plusieurs décennies de journaux intimes, vingt ans de carnets de travail, toutes mes photos et ma correspondance. En somme, situation sans exemple en temps de paix, je venais de perdre la totalité de ma mémoire. Étrange deuil à traverser : j’étais celle qui avait perdu son bien le plus précieux et, en même temps, ce qui était perdu était… moi-même.
Face à dépouillement si radical, à tristesse si atroce, le soir de ma découverte j’ai commencé à tenir le journal de ma perte pour essayer de l’assimiler. Qu’est-ce donc que la mémoire ? Et l’oubli ? Pourquoi être si attachée à des journaux intimes ? Qu’est-ce que j’avais perdu en perdant toutes les lettres d’amour ? Qu’est-ce que le présent ? Etc. Chaque fois la réponse tenait à la nature de cette sorte d’écrits : liés au vivant, à l’individu, au singulier, ils sont comme la chair du temps, périssables et pour cela même infiniment précieux. Il fallait résister à la mélancolie. Je lui ai opposé le désir du livre. » B. C.
►►Place de la toile
par Xavier de la Porte - 49'
Quand les technos se mettent au vert
Invité(s) :Jean Baptiste Labrune
Annick Rivoire
« L’Internet voit vert », c’est le titre du numéro de janvier-février du magazine MCD (Musiques et cultures digitales). Un numéro tout à fait intéressant parce qu’il attire l’attention sur quelques lieux où se rencontrent problématiques numériques et préoccupations environnementales (#green). Et il le fait avec des focales très variées, en n’ayant pas peur de rendre compte d’expériences hyper locales et ponctuelles"
Thème(s) : Information| Internet| Environnement| Société| bio informatique| développement durable| écologie| fablab| géo-ingénierie| green| mcd| poptronics| technologie| vert| Vivant
Nombreux liens sur le site
►►Secret professionnel
par Charles Dantzig - 28'
Le secret du "Cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé Césaire
Invité(s) : Dany Laferrière"La littérature change le monde. Elle le fait plus sûrement que le militantisme. Elle précède d’ailleurs le militantisme. On croit que le mouvement de libération des gays a commencé grâce aux émeutes de Stonewall, en 1969, quand les gays de New York, qui en avaient assez de se faire taper dessus par les policiers municipaux, se sont révoltés et les ont fait reculer, à l’accablement des conservateurs, à la risée des autres et au soulagement du genre humain. En réalité, le combat avait commencé en 1947, quand un jeune Américain de retour d’une guerre courageuse qui s’appelait, qui s’appelle toujours Gore Vidal, a publié Le garçon près de la rivière. Quand ses confrères, comme Norman Mailer, publiaient des romans de guerre, il prenait le risque de raconter une histoire d’amour entre garçons qui a fait scandale. D’autres écrivains ont suivi, comme James Baldwyn, et puis, après, après, le militantisme. Le militantisme est une littérature, d’ailleurs. Il n’y a pas plus scribouillard qu’un militant. Aimé Césaire a été un de ces poètes qui précèdent les militants. Pour nous parler de son Cahier d'un retour au pays natal, je reçois aujourd'hui le romancier Dany Laferrière."
Thème(s) : Arts & Spectacles| Littérature Française
Cahier d'un retour au pays natal
de Aimé Césaire
Présence africaine,
Présentation de l'éditeur : Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n'est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l'audience comme la pénétrance d'une guêpe apocalyptique. Et la voix prononce que l'Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences, car il n'est point vrai que l'oeuvre de l'homme est finie que nous n'avons rien à faire au monde que nous parasitons le monde qu'il suffit que nous nous mettions au pas du monde mais l'oeuvre de l'homme vient seulement de commencer et il reste à l'homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu'à fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite.»
L'énigme du retour
de Dany Lafferière
Grasset. Collection Roman, 2009
Présentation de l'éditeur : « La nouvelle coupe la nuit en deux.
L'appel téléphonique fatal
Que tout homme d'âge mûr
Reçoit un jour.
Mon père vient de mourir. »
A la suite de cette annonce tragique, le narrateur décide de revenir dans son pays natal. Il en avait été exilé, comme son père des années avant lui, par le dictateur du moment.
Et le voilà qui revient sur les traces de son passé, de ses origines, accompagné d'un neveu qui porte le même nom que lui. Un périple doux et grave, rêveur et plein de charme, qui lui fera voir la misère, la faim, la violence mais aussi les artistes, les jeunes filles, l'espoir, peut-être.
Le grand roman du retour d'exil.
Eminent Outlaws
de Christopher Bram
Twelve, 2012
Présentation de l'éditeur : In the years following World War II, a small group of gay writers established themselves as literary power players, fueling cultural changes that would resonate for decades to come, and transforming the American literary landscape forever.
In EMINENT OUTLAWS, novelist Christopher Bram brilliantly chronicles the rise of gay consciousness in American writing. Beginning with a first wave of major gay literary figures-Tennessee Williams, Gore Vidal, Truman Capote, Allen Ginsberg, and James Baldwin-he shows how (despite criticism and occasional setbacks) these pioneers set the stage for new generations of gay writers to build on what they had begun: Armistead Maupin, Edmund White, Tony Kushner, and Edward Albee among them.
Weaving together the crosscurrents, feuds, and subversive energies that provoked these writers to greatness, EMINENT OUTLAWS is a rich and essential work. With keen insights, it takes readers through fifty years of momentous change: from a time when being a homosexual was a crime in forty-nine states and into an age of same-sex marriage and the end of Don't Ask, Don't Tell.
La prochaine fois, le feu
de James Baldwin
Gallimard, 1963
Présentation de l'éditeur : "En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu'il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion.
Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique."
La chambre de Giovanni
de James Baldwin
Rivages, 1998
Présentation de l'éditeur : Les histoires d'amour tourmentées et douloureuses d'un jeune Américain à Paris dans les années 50. La sincérité et l'audace avec lesquelles James Baldwin décrit le trouble émotionnel de David, déchiré entre Giovanni et Hella, font de ce livre un classique. Nouvelle traduction d'un des premiers et plus beaux livres de James Baldwin, introuvable depuis plus de vingt-cinq ans.
►►Jusqu'à la lune et retour
par Aline Pailler - 29'
Théâtre national de Chaillot : Dans le ventre du loup - Théâtre de Montreuil : Avec les oiseaux, migrations et autres voyages
Nouveau théâtre de Montreuil... Petites conferences " Lumieres pour enfants " Conférence à partir de 10 ans,* Samedi 14 janvier 2012 à 15h :
" Avec les oiseaux, migrations et autres voyages "
par Élisabeth de Fontenay, philosophe.
Les oiseaux migrateurs, qui accomplissent de très longs parcours réguliers, sont des voyageurs exemplaires. Mais il est d’autres voyages que leurs fabuleux allers-retours : voyages errants, voyages forcés. Entre la découverte et l’exil, innombrables en sont les raisons et les formes. Mais les oiseaux, là-haut, figureront toujours pour nous la liberté,
Entre la découverte et l’exil, innombrables en sont les raisons et les formes. Mais les oiseaux, là-haut, figureront toujours pour nous la liberté, et c’est de cela que nous parlera Élisabeth de Fontenay.
* Les Petites conférences sont éditées chez Bayard.
Elisabeth de Fontenay, philosophe, Maître de conférence émérite en philosophie à l’université de la Sorbonne, vient répondre aux questions du jeune public sur les incroyables phénomènes migratoires des oiseaux. Pour quelles raisons assiste-t-on à ces mouvements saisonniers où des populations quittent la France pour l’Afrique, tandis que d’autres viennent passer l’hiver sur notre territoire ? Comment se passent ces longs voyages périlleux, guidés par leur instinct, les oiseaux échangent entre eux des informations avec un langage et un comportement sophistiqués ? Symboles d’évasion, de liberté, ces animaux sont parfois contraints à l’exil, ou au départ forcé.
* Les Petites conferences " Lumieres pour enfants " : ce sont des histoires au coeur du monde, c'est à présent une coutume, un samedi par mois, les enfants s'en vont à une école pas comme les autres. Ils y écoutent des adultes qui les prennent au sérieux, leurs racontent des histoires d'autant plus merveilleuses qu'elles sont vraies. Elles voguent aux rives de l'inconnu, touchent au fantastique de la réalité, elles emmènent au coeur du monde et de son histoire.
* Nouveau Théâtre de Montreuil - Vernant
10 place Jean Jaurès - 93100 Montreuil sous Bois
Réservations : 01 48 70 48 90
Thème(s) : Littérature| Danse| Littérature Jeunesse| Musique| Théâtre
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►►Fictions / Drôles de drames
par Blandine Masson (coordination) - 59'
Le Procès Tassili de Antoine Volodine 1/2
Invité(s) :Antoine Volodine
"Dans la section psychiatrique spéciale d’un vaste camp de concentration, le Camp psychiatrique expérimental de la Drivna, des détenus insanes mettent en procès l’un des leurs, Tassili. Ils l’accusent d’être revenu seul d’une mission de contact avec les araignées au cours de laquelle les trois autres membres de l’équipe ont disparu. Le procès se déroule en autogestion, mais sous la surveillance du personnel médico-policier, et il est commenté en direct par un journaliste radio. Au cours de l’émission sont insérés des interviews des participants, quelques documents d’archives et les conversations échangées dans la cabine depuis laquelle le journaliste suit les débats. Se superposent la cruauté cynique du personnel administratif du camp, les discours absurdement juridiques des fous, le récit fantastique de l’accusé et le point de vue naïf du journaliste."
Thème(s) : Création Radiophonique| Littérature Contemporaine| asile
►►Mauvais genres
par François Angelier - 119'
La Reine de la Nuit : entretien avec Barbara Steele - Fin du monde, le retour : Gance, Tarkovski, Lars vonTrier
"Elle fut la première Prima Donna Assoluta du cinéma fantastiqueeuropéen, elle en reste un mythe. Son nom Barbara Steele. Du "Masque du démon" de Mario Bava où le bourreau cloue un masque de fer sur son visage terrifiée à "Frissons" de David Cronenberg, en passant par "Danse macabre" d'Antonio Margheriti, "Les Amants d'outre-tombe" de Marco Caiano (magistrale séance de flagellation), "Huit et demi" de Fellini et "Le spectre du professeur Hichcock" de Riccardo Freda, et
nous n'oublierons pas "La Chambre des torture" de Roger Corman, son immense regard noir hante les nuits moites des amateurs d' "écran démoniaque". On a tous en nous quelque chose de Barbara, c'est ce soir, dans Mauvais Genres."
Thème(s) : THEMES
►►Chanson Boum !
par Hélène Hazéra - 59'
Laurent Voulzy
Thème(s) : Arts & Spectacles| Musique►►La Nuit rêvée de...
par Philippe Garbit - 5h29'
La Nuit rêvée de … Jean Gayon
Philippe Garbit invite une personnalité du monde de la culture à proposer une sélection d'archives radiophoniques..."Quel meilleur guide qu'un philosophe et historien des sciences qui s'est interrogé récemment sur la notion complexe de "Fonction" pour baliser une nuit placée sous le signe des sciences, mais éclairée pour les profanes des enjeux que peuvent représenter ces archives dans leur contexte. Au-delà du Meilleur des Mondes où les individus sont biologiquement créés dans le seul but d'occuper leur fonction dans la société, précisément, Jean Gayon a notamment eu l'idée d'entendre une émission très originale pour ouvrir cette nuit : une nouvelle peu connue d'Aldous Huxley, intitulée " Les enfants de Bélial, Le roman de la science", ô combien prémonitoire, commentée par Philippe Lhéritier en 1951, où surgit cette idée du risque nucléaire et de ses conséquences. Puis suivra une rencontre très animée entre François Jacob, le prix Nobel de médecine 1965 et Claude Lévi-Strauss, lors d'une discussion en 1972, où les arguments fusent librement. Une rencontre au sommet pour évoquer l'hérédité, l'inné et l'acquis, le vivant et son évolution. Puis on retrouvera ensuite la voix de Stephen Jay Gould, qui s'exprimait dans un français admirable dans "L'éventail du Vivant" en 1997. Un portrait d'Emile Borel sera suivi d'Une vie, Une oeuvre de Jean Cavaillès avec la voix rare de Georges Canguilhem et cette nuit rêvée s'achèvera avec la voix du Professeur Monod, Jacques Monod d'autant plus émouvant qu'en 1962, il ne se doutait pas que ses travaux seraient, pour lui aussi, couronnés par un prix Nobel de médecine en 1965."
Thème(s) : Création Radiophonique| Radio




































































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